La Casbah est une merveille architecturale au cœur d’Alger, issue du génie créatif de nos aïeux. Une médina posée au milieu de la ville, qui semble descendre du ciel et s’écouler paisiblement le long d’un relief abrupt pour aller caresser la mer. Elle dégage un parfum d’humanisme, de convivialité́ et incite au partage et à la solidarité́. Elle raconte une Histoire, l’Histoire d’une Algérie millénaire, elle est aussi une part de l’Histoire de l’humanité́ et un patrimoine universel reconnaissable par sa beauté́ et sa singularité́. Elle est à la fois un lieu d’art, de culture et de ferveur. Elle a inspiré́ les poètes, les artistes et les artisans. Elle a exalté les dévots, les érudits à travers les siècles. Une ode à cette citadelle aux ruelles labyrinthiques qui surplombent le port et la baie d’Alger, et où est né, aux débuts des années 1920, le Chaâbi, littéralement « Populaire », un genre musical qui puise ses racines des Noubas arabo-andalouses. Cette musique, éminemment savante et élitiste, chantée en arabe littéraire, égayait les cours royales et les salons de l’aristocratie du Maghreb dès le XXème siècle.
Le Chaâbi a eu pour grands maitres précurseurs Cheikh Nador, Hadj M’rizek et d’autres, mais surtout le génie inventeur El Anka. Surnommé « Le Cardinal », il sut populariser et rendre accessible cette musique en la libérant de la rigueur orchestrale quasi-sacrée des interprétations figées, propres aux musiques classiques et en la conjuguant aux textes des grands poètes et auteurs du « Melhoun », une sorte de chant narratif et monotone, mais à la profondeur poétique d’une éblouissante beauté. Le Chaâbi s’ est alors ouvert aux influences des musiques du monde et s’est enrichi de nouvelles sonorités à la faveur des métissages avec les musiques du pourtour méditerranéen. Chanté en arabe dialectal ou en kabyle, ses textes, telles les complaintes du Fado, du Blues ou du Flamenco, nous décrivent les vicissitudes du quotidien, le mal être et les frustrations diverses, ils nous parlent de spiritualité et de méditation, nous racontent l’exil et ses peines, mais aussi la joie et l’amour de la vie, l’amour des proches et d’autrui, et l’amitié.
CASBAH MON AMOUR, c’est le spectacle musical qui raconte l’histoire de la Casbah. Une déclaration d’amour métaphorique à Alger et à tous les musiciens qui ont contribué à donner ses lettres de noblesse au style Chaâbi. Une bande son mixant modernité & tradition avec des musiques d’avant l’indépendance de 1957 au temps d’Alger « la bien gardée » et des tubes des années 60, 70 et 80.
« Cabaret Sauvage »
Spectacle sur une idée originale de Meziane Azaïche
Direction Artistique : Mohamed Abdennour alias Ptit Moh
Comédien : Athman Bendaoud
Mandole & Chant : Djemai Hafid
Chant : Youba Adjrad
Chant et Oud : Saliha Ould Moussa
Guitare : Aminoss Hamrouch
Percussion : Amar Chaoui
Percussion : Tacfarinas Kichou
Violon : Abdeldjalil Ferroukh
Portes 19h / Spectacle 20h