Des pluies bénéfiques pour les cultures de printemps et
les barrages
Le coronavirus a fini par masquer les effets de la sécheresse que connait le Maroc cette année. Les dernières précipitations bien que de faibles quantités peuvent être salvatrices pour quelques cultures de printemps et pour alimenter les barrages et la nappe phréatique. Les cultures d’automne et d’hiver sont sinistrées à hauteur de 90% à cause de l’absence de la clémence du ciel depuis le début de la campagne agricole. Il faut encore le rappeler c’est la très mauvaise année agricole depuis les années 80 qui annonce une sécheresse qui devient structurelle.
Les pluies enregistrées durant la semaine dernière restent
de faibles quantités pour pouvoir sauver les cultures d’automne et celles
d’hiver qui affichent un taux de sinistralité très élevé. Une grande partie des
superficies cultivées notamment les céréales, les légumineuses et les
oléagineuses qui occupent le gros lot des cultures sont aujourd’hui sinistrées
et ne peuvent plus être sauvées par les prochaines pluies prévues par la météo.
Le constat fait état d’un desséchement des différentes plantes et de
pâturage d’une bonne partie des champs.
Les bienfaits de dernières précipitations restent limités à
l’alimentation des niveaux des barrages qui se trouvent actuellement à niveau
très bas soit 40% et à l’irrigation des cultures de printemps notamment le maïs
et le tournesol. Aussi l’arrivée des
pluies durant les prochains jours devrait faciliter le démarrage de la
prochaine campagne agricole et permettre l’irrigation des cultures d’été.
Néanmoins, , les prévisions des professionnels tablent sur
une perte de 90% des cultures d’automne et d’hiver et seulement 10% serait sauvé par ces dernières pluies.
Le constat annonce par ailleurs que la sécheresse au Maroc
est devenue structurelle d’où la nécessité de la prendre en considération et de
prendre les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux changements climatiques.
L’idéal serait de donner la priorité à la recherche agronomique pour adapter
les variétés des cultures aux nouvelles conditions climatiques pour minimiser
les pertes. Il est aussi question de
revoir les systèmes des cultures et même les cartes des cultures. Les recommandations tablent
également sur l’irrigation des cultures à haute valeur ajoutée et
l’encouragement des agriculteurs à s’inscrire u l’assurance agricole. Réduire
les cultures d’exportations fortes consommatrices d’eau n’est pas en reste et
partant encourager les cultures de base.
La situation de sécheresse qui frappe le Maroc a été masquée
par la gestion de l’épidémie du COVID-19 qui concentre tous les efforts du
gouvernement. Des efforts jugés très louables et salutaires qui méritent d’être
appliqués pour le sauvetage du monde rural. L’élan de solidarité peut aussi
être dupliqué pour venir en aide à la population rural.
Fairouz El Mouden
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Auteur: M’hammed rahal
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