Qualité des hydrocarbures

Bien qu’il s’agisse d’un secret de polichinelle, mais le constat est alarmant. En fait, selon la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations de services au Maroc, 50% des hydrocarbures sont commercialisés de façon illégale sur le marché marocain, apprend-on dans un communiqué rendu public.

Un tel constat suscite d’ailleurs  des interrogations sur les responsabilités du
gouvernement, qui, apparemment,  depuis
la libéralisation forcée du secteur et la fermeture de la société Samir, s’est
contenté de jouer le rôle de spectateur. Or, une libéralisation en bonne et due forme requiert, au moins, la mise en
place des mécanismes d’accompagnement et des dispositifs de  régulation efficaces pour éviter tout effet
pervers, mais en vain…

Il faut dire, selon les propriétaires des stations, qu’une
telle situation s’explique par la prolifération des intermédiaires et intrus
qui sont approvisionnés par les opérateurs de distribution avec des prix bas et
ce  en comparaison avec les prix facturés
aux stations de services.                         À en croire la même
source,  ces intermédiaires illégaux,
procèdent,  de leur part, à alimenter
illicitement certains professionnels du transport, des industriels et des
entrepôts clandestins, ce qui leur permet de réaliser des  marges bénéficiaires exorbitantes, soit
quatre fois de plus de ce qu’empochent les commerçants légaux.

Cela étant, «de telles pratiques ne font que violer les
règles de la concurrence», indique la même source. Encore plus,  les semi-remorques citernes  qui s’activant illégalement sur le marché, distribuent
 de grandes quantités d’hydrocarbures
dont on ignore la provenance et même sans subir aucun contrôle de la part du
département de tutelle, indique le 
communiqué.

La loi du GPM…

Tout en jetant la responsabilité sur les autorités
compétentes, la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations de services au Maroc a ainsi  dénoncé le silence du ministère de l’Énergie.

Contacté par Al Bayane, 
le Secrétaire général de la Fédération, Réda Nadifi, a déclaré que ces
pratiques illégales ont contribué à une baisse significative des recettes des stations de services, s’élevant à 30%. Abondant
dans le même ordre d’idées, notre interlocuteur a appelé le département de
tutelle à l’élaboration des textes organiques afin de mettre fin à l’anarchie
qui règne sur le secteur, tout en faisant savoir que la marge bénéficiaire des
propriétaires n’a pas connu une augmentation depuis plus de vingt ans.

Pour lui, ces intermédiaires profitent du vide juridique en
créant des entreprises de vente des hydrocarbures, alors qu’en principe tout
vendeur devrait disposer d’une autorisation délivrée par le département de
tutelle afin de bien réguler le marché et imposer, par conséquent, les normes
de qualité.  « Les propriétaires et
commerçants des stations de services en ont
ras-le-bol de  cette concurrence déloyale
qui  va nous  contraindre certainement à mettre la clef sous
le paillasson», a-t-il averti.

En sus de cela, le véritable problème consiste à ce que le
Groupement pétrolier du Maroc (GPM)  refuse toute négociation en voulant  imposer sa propre  loi,  en
dépit des multiples correspondances adressées à cette instance ou encore au
ministère de l’énergie pour une éventuelle, a conclu Réda Nadifi.

Khalid Darfaf

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Auteur: M’hammed rahal
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