Ce vendredi est, cependant, particulier, depuis le début du mouvement populaire contre le pouvoir, est le premier de ce mois de Ramadan,  décisif. La chaleur, la soif et la faim, en plus des derniers développements sur la scène politique peuvent démobiliser les manifestants, mais il est très peu probable que le « hirak » s’arrête net à cause de Ramadan. Les citoyens se sont d’abord organisés pour s’adapter aux particularités du mois de Ramadan, pour que les manifestations populaires soient aussi imposantes que les derniers vendredis. Par ailleurs, ce 12e vendredi de contestation intervient dans un contexte marqué par des arrestations et emprisonnement en haut lieu, à commencer par le placement en détention provisoire par le tribunal militaire de Said Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag. Plus récemment, soit hier, c’est Louisa Hanoune qui a été entendue par le juge d’instruction militaire qui a décidé de la placer sous mandat de dépôt. Le jugement de Saïd Bouteflika est l’une des revendications majeures du « Hirak », ce depuis le 22 février. Cependant, d’autres revendications restent toujours insatisfaites, à savoir le départ d’Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui.

Auteur: Ismain
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