En effet, ce 18ème  vendredi du hirak a connu une forte mobilisation populaire vue que, sur le plan politique, la situation n’a pas évolué depuis le nouvel appel du chef de l’Etat Abdelkader Bensalah hormis le discours du chef de l’Etat major dans lequel il avait insisté sur l’urgence d’organiser l’élection présidentielle précédée d’un dialogue en vue d’une sortie de crise. “Ils ne veulent pas faire de concessions, nous n’allons pas faire marche arrière : nous avons dit qu’ils s’en aillent tous, cela veut dire tous !”, “Vous n’allez pas nous imposer un président”, ou encore “Son Excellence le peuple vous dit qu’il n’y aura pas d’élections avec la mafia”. Ce sont autant de messages, largement partagés par les protestas en ce 18e vendredi de “la Révolution du sourire”. À coup sûr, les Algériens n’ont  pas rater ce rendez-vous pour maintenir la pression sur le système. La prise de conscience du peuple est aujourd’hui telle qu’il ne voudrait aucunement laisser filer l’occasion de démanteler le système en place depuis l’indépendance à ce jour et, du coup, libérer définitivement le pays de “la bande” qui accapare le pouvoir.  En face, le pouvoir, depuis la déchéance du président Bouteflika, continue à s’accrocher à sa propre feuille de route et à ignorer la réclamation claire du peuple, à savoir la démission du  chef de l’Etat et du gouvernement  le temps de mettre en place les mécanismes démocratiques nécessaires pour la tenue d’élections transparentes. En effet, au lieu de répondre à cette revendication partagée aussi bien par la société civile que par la classe politique, le pouvoir s’entête à vouloir imposer son “ordonnance” préconisant, en priorité, le maintien de Bedoui et Bensalah

Auteur: Ismain
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