À la différence des années précédentes, le Théâtre régional d’Oran a choisi de commémorer le triste 25e anniversaire de l’assassinat de la légende du 4e art algérien, Abdelkader Alloula, en reproduisant deux de ses célèbres pièces, en l’occurrence Eladjwad et Arlequin, explique Morad Senouci,directeur du TRO, dans une déclaration à notre journal.
En effet, la générale d’Eladjwad coproduite par le théâtre d’Oran, l’association Istijmam et la fondation Alloula, sera présentée aujourd’hui en fin d’après-midi au TRO d’Oran. «Cet évènement s’inscrit dans le cadre des activités rendant hommage à Abdelkader Alloula et qui se déroulement du 9 au 16 de ce mois. Il faut noter que le projet de la reproduction d’Eladjwad est soutenu par la wilaya d’Oran et le ministère de la Culture.
Pour cette année, nous avons souhaité rendre hommage à Alloula en reproduisant et faisant revivre deux de ses plus célèbres pièces. «Nous voulons que les nouvelles générations découvrent les œuvres de Alloula», précise Morad Senouci. La semaine de l’hommage à Alloula sera marquée par d’autres activités dont des expositions photos et éventuellement des projections de documentaires, a-t-on indiqué.
Et samedi prochain, la clôture par la présentation de la générale de la nouvelle reproduction d’«Arlequin», un projet coproduit par le TRO et le TNA d’Alger dans une version contemporaine, a-t-on souligné.
Il y a lieu de rappeler que le théâtre d’Oran a déjà coproduit la pièce de théâtrale de Maaroud Lahouwa réalisée en 1993. Une œuvre qui a marqué l’histoire du théâtre algérien en obtenant plusieurs prix aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
«Nous avons privilégié les jeunes talents», a indiqué Morad Senouci.
A ce propos, il faut noter que les rôles dans cette œuvre théâtrale sont campés par les comédiens Houria Zaouach, Leila Tilemlatine, Djahid de Sidi Belabbès, Gouasmi Youcef et Merratia Mustapha.
La musique a été confiée à Rahal Zoubir et la scénographie à Hamza Djaballah. Il faut savoir que le théâtre d’Oran Abdelkader-Alloula a produit au titre de l’année 2018, six nouvelles œuvres autofinancées.
Il s’agit du spectacle de rue El Herraz, dans la catégorie «improvisation», coproduit avec l’association dromadaire, un spectacle de chorégraphie du «théâtre interactif» coproduit avec l’association Santé Sidi El Houari (SDH), un spectacle de marionnettes «Pinocchio» et un monodrame appelé El Fahla.
Amel Saher
Auteur: elmoudjahid
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