Des citoyens sont sortis pour le 30e vendredi consécutif dans des marches pacifiques à travers plusieurs wilayas, pour réclamer la préservation de l’unité du pays et le départ des figures de l’ancien système, avant la tenue de la présidentielle, ont constaté des correspondants de l’APS.
Des manifestants ont réinvesti la rue dans plusieurs wilayas de l’Est, pour revendiquer «le départ des symboles de l’ancien système avant l’organisation de l’élection présidentielle».
À Constantine, les nombreux citoyens rassemblés devant le palais de la Culture Mohamed-Laïd-Al-Khalifa, au centre ville, ont battu le pavé des boulevards Mohamed-Belouizdad et Abane-Ramdane, scandant des slogans appelant à «la préservation de l’unité du pays» et à la «tenue de la présidentielle sans les figures de l’ancien système». Le même mot d’ordre à Oum El-Bouaghi et à Skikda, où les quelques manifestants ont scandé «Samidoune (Nous résistons)». Depuis Jijel et Mila, les marcheurs, dont beaucoup étaient enveloppés de l’emblème national, sont partis en petits groupes pour converger devant le siège de la wilaya, où ils ont appelé au «départ de l’ancien système politique» et à la «préservation de l’unité du pays».
Arborant l’emblème national et entonnant des chants patriotiques, les manifestants à Annaba ont affirmé leur détermination à poursuivre cette marche hebdomadaire pacifique. Quant à El-Tarf, les protestataires, rassemblés à la place publique jouxtant le siège de la wilaya, ont réclamé la «restitution de la souveraineté au peuple, source de tout pouvoir». Dans la ville de Guelma, la foule a revendiqué, entre autres, «une instance indépendante pour l’organisation de l’élection présidentielle» et «désignation d’un gouvernement de compétences», alors qu’à Batna, les manifestants ont réitéré leur appel à l’unité et à la préservation du pays, scandant «Djeïch, chaâb Khawa Khawa (Peuple et armée sont frères). Mêmes revendications à Khenchela et à Sétif, où les citoyens au rendez-vous ont marché dans le calme. Dans les wilayas du centre, les avis des manifestants étaient partagés entre ceux qui sont favorables à la tenue de la présidentielle étant «une solution à la crise qui perdure depuis février dernier», et ceux qui la rejettent conditionnant leur organisation par le départ de tous les symboles de l’ancien système. À Blida, Médéa, Djelfa et Aïn Defla, le nombre des marcheurs a sensiblement régressé, comparativement à la mobilisation enregistrée dans ces wilayas au début du mouvement populaire pacifique «Hirak».
À travers les slogans scandés, les avis des manifestants étaient également partagés. «L’avenir de l’Algérie sera tracé par le peuple», «Pour le respect des libertés» et «Pour l’application des articles 8 et 7 de la Constitution» étaient les principales revendications mises en avants, lors de ces marches. Dans les wilayas de Tizi Ouzou, de Bouira et de Béjaïa, les marches de ce 30e vendredi ont enregistré une très forte mobilisation, notamment dans les capitales du Djurdjura et des Hammadide, où les manifestants ont revendiqué le «départ de tous les symboles de l’ancien système».
Faible participation à l’Ouest
Les marches pacifiques organisées dans les wilayas de l’Ouest ont été marquées par une faible participation par rapport aux vendredis précédents et par des slogans exprimant l’attachement aux revendications du Hirak. À Oran, les marcheurs, dont le nombre a nettement baissé, ont réclamé, notamment «la préservation de l’unité nationale», le «départ de tous les symboles de l’ancien régime», et la «consécration des libertés». À Tlemcen, des dizaines de citoyens ont marché pour exprimer surtout leur refus d’élection présidentielle à l’heure actuelle, tout comme à Sidi Bel-Abbès et à Mostaganem, où ils ont réclamé, notamment le départ du gouvernement.
À Tiaret, quelques dizaines de marcheurs ont insisté sur l’unité nationale et l’activation des articles 7 et 8 de la Constitution, tout comme à Aïn Témouchent. À Saïda, les quelques centaines de marcheurs ont exprimé, notamment leur soutien à l’indépendance de la justice, et, à Naâma, leur adhésion à la «solution constitutionnelle». Dans les wilayas de Mascara, de Relizane, de Tissemsilt et d’El-Bayadh, la participation aux marches pacifiques était faible. Dans le sud du pays, le 30e vendredi du Hirak a été marqué, à Ouargla, par un rassemblement des manifestants juste après la prière du vendredi à la place de la «Rose de sable», au centre-ville, avant qu’ils empruntent les principales artères de la ville, scandant les slogans habituels du Hirak, et d’organiser, au terme de la marche, un sit-in à la place du 27-Février 1962. Des manifestations similaires ont été également organisées dans les villes de Ghardaïa et de Guerrara, par des centaines de citoyens scandant des slogans, notamment «Silmiya silmiya matalibouna chariyîa» (pacifique, pacifique, nos revendications légitimes). Dans la wilaya d’El-Oued, des centaines de manifestants ont participé, après la prière du vendredi, à un rassemblement au niveau de la place de la Jeunesse, avant d’organiser une marche, scandant les mêmes slogans du Hirak, avant d’animer des débats politiques au titre de Minbar El-Hirak ( tribune du Hirak), au niveau de la place Chahid Hama-Lakhdar. Ces marches se sont déroulées dans la sérénité au milieu de dispositifs sécuritaires déployés à différents points sensibles des villes.
SIDI BEL-ABBèS
Une présidentielle pour maintenir la stabilité
Beaucoup d’engouement comparativement aux éditions précédentes pour cette marche qui a été largement suivie, comme pour réitérer un attachement aux revendications formulées par le Hirak et renouveler un engagement à poursuivre le combat.
Une forte mobilisation fut en effet observée pour renseigner sur la détermination de ces manifestants qui se sont rassemblés à la place du 1er-Novembre, avant de sillonner les artères et avenues de la cité. Des banderoles et des slogans habituels sont repris en chœur.
Le décor mis en place attribuait de l’animation à la ville. Une ville qui accueille désormais chaque fin de semaine des dizaines de manifestants venus des communes de la wilaya pour prendre part à la manifestation et exprimer leur soutien au mouvement. Il reste cependant difficile de relever cette concordance au vu des avis et impressions formulées çà et là, en marge de cette dynamique. La foule est néanmoins soucieuse de la stabilité du pays.
Le départ de tous les symboles de l’ancien système demeure la revendication principale partagée. «Il est temps de fermer la parenthèse et de se consacrer aux tâches d’édification et de développement, c’est-à-dire une relance de l’économie nationale. On a déjà perdu du temps pour ressentir aujourd’hui les retards considérables constatés au quotidien», note un jeune à la recherche d’un emploi. D’autres insistent sur l’organisation de l’élection présidentielle pour maintenir la stabilité, notamment après les garanties quant à leur transparence et leur neutralité.
«On ne peut pas continuer à ce rythme. Tout est mis en veilleuse. On le perçoit chaque jour», s’exclame Si Mohamed, un quinquagénaire qui salue l’effort de l’ANP dans la préservation des fondements de la République et encourage le processus de dialogue engagé.
A. B.
Bordj Bou-Arréridj
Réaliser le changement
À Bordj Bou-Arréridj, les opposants au scrutin sont sortis hier dans la rue pour exprimer leur position. Ils ont sillonné les principales artères du chef-lieu de la wilaya, comme ils le font depuis bientôt 7 mois, même si leurs revendications ont changé. Les contestataires de l’opération, qui devra pourtant permettre un retour à la légalité, ont déclaré qu’ils ne font pas confiance tant que le gouvernement nommé par l’ancien président de la République est en place. Ils ont d’ailleurs appelé à son départ, tout comme celui du chef de l’État.
Sur une pancarte portée par un manifestant, on peut lire que la révolution ne s’arrête pas aux noms des personnes emprisonnés à El-Harrach. Rappelant leur désir de changement profond, ils ont demandé la mise à l’écart de tous ceux qu’ils considèrent comme responsables de la crise dans laquelle le pays se débat. Le slogan «Yetnahaw gaâ» a été très présent. Au passage, ils ont critiqué la presse qui ne les a pas accompagnés, selon eux. Les marcheurs qui représentaient toutes les catégories sociales, hommes, femmes, jeunes et vieux, ont appelé également à l’instauration d’un État de droit.
Rappelons que la marche pacifique a été marquée par plusieurs formes d’expression comme les chants, les banderoles, les pancartes et les applaudissements. Mais le tifo qui faisaient la particularité du mouvement de contestation dans la wilaya a disparu. Quant au changement, tout le monde s’accorde sur son importance. Reste à trouver la méthode pour le réaliser.
F. D.
SéTIF
Fiers de l’institution militaire et oui pour la présidentielle !
Même scénario, mêmes revendications et de moins en moins d’adeptes de ce Hirak. Face à la wilaya en ce vendredi marqué par le retour d’une chaleur suffocante.
Ainsi les participants à ce mouvement, réduit hier à sa plus simple expression, continuaient, emblème national en main, à revendiquer un changement radical du système politique en place et la mise en œuvre de profondes réformes alors que nombreux, à travers cette ville et même cette grande wilaya, continuaient à soutenir unanimement l’institution militaire, à sa tête le général de corps d’Armée Ahmed Gaid Salah, dont la position courageuse et le nationalisme sans faille pour préserver l’unité du pays et écarter tout risque de dérapage sont soulignés avec fierté par les citoyens.
« Je crois que l’Armée nationale populaire, digne héritière de la glorieuse ALN, a su se hisser encore une fois à la dimension que lui imposent ses prérogatives constitutionnelles pour sauver le pays d’une crise qui aurait pu nous faire basculer dans un autre bain de sang, au grand bonheur de ceux qui, ici et ailleurs, n’aspiraient qu’à cela et qui ne savent nager que dans les eaux troubles. L’ANP, avec à sa tête un moudjahid qui connaît le prix fort payé pour la liberté durant la glorieuse révolution de Novembre, mérite plus qu’un hommage, une juste reconnaissance du peuple et personne ne pourra le nier, l’histoire le retiendra», confie Abderrahim. Non loin de là, aux alentours d’Ain Fouara, c’est ce même sentiment qui fait l’unanimité. Les propos tenus par le général Ahmed Gaid Salah sont repris avec fierté par des jeunes et moins jeunes qui estiment qu’ils n’ont pas de patrie de rechange et que les Algériens savent s’unir et prendre en charge leur destin en de pareils moments, sans ingérence de quiconque et encore moins de ceux que les ennemis de ce pays animent. « C’est pour cela que nous attendons avec impatience la date de la tenue des élections présidentielles, nous ne pouvons pas rester éternellement sur cette voie qui ne mène nulle part, sinon vers des lendemains incertains», enchaîne Moussa.Alors «soit vous êtes avec l’Algérie soit vous êtes avec ses ennemis». « Tout a été dit par le général-major Ahmed Gaid Salah que nous saluons au même titre que toutes les composantes de notre armée qui veille de jour comme de nuit à préserver la souveraineté de notre pays et la sécurité de notre peuple», ajoute Brahim. Il estime que le plus dur est fait et que l’Algérie se dirige maintenant vers de nouveaux horizons de progrès et de prospérité.
F. Zoghbi
MASCARA
Présidentielle en toute démocratie et transparence
Ils étaient des centaines à répondre au mot d’ordre du mouvement dans sa trentième semaine pour un changement radical du système. La marche a été un franc succès. Les manifestants, qui ont afflué de toutes les communes se sont donné rendez-vous à la place publique Emir-Abdelkader au centre-ville. Organisés en groupes drapés des couleurs nationales et tout au long de leur itinéraire, les manifestants ont scandé des slogans qui invitent à faire sortir le pays de l’impasse.
C’est le message de ce cadre de l’éducation en retraite qui dira en substance : «Le hirak populaire se doit de dénoncer les porte-voix de l’ennemi d’hier et se doit de renforcer aussi l’unité armée-peuple». Les mots d’ordre, transcrits sur des banderoles brandies par les marcheurs, rappellent parfaitement les aspirations de tout un peuple pour des lendemains meilleurs.
Une foule compacte qui affiche sa profonde aspiration à un changement démocratique. Les intervenants ont tiré à boulets rouges sur les fauteurs de troubles et les « incendiaires » qui veulent semer la zizanie, la division et le trouble parmi les enfants de ce pays un et indivisible, nous dira un jeune militant du mouvement associatif. La société a des revendications claires qui ne peuvent être réduites à la question du changement radical du système. Il s’agit de la tenue d’élection présidentielle en toute démocratie et transparence pour faire élire par les urnes le futur président de l’Algérie libre et moderne, a-t-il ajouté. La rue est acquise clairement pour un combat pacifique et démocratique. Des propos sages qui dénotent la grande maturité politique de cette frange de la société. «Nous répondrons présents chaque fois que la nécessité se fait sentir. » C’est ainsi que s’est exprimé un jeune manifestant. En effet, les manifestants prouvent une fois de plus sur le terrain que leur détermination n’a pas faibli et que leurs revendications restent les mêmes depuis le début de leur mouvement Les marcheurs de la cité de l’Émir ont innové en scandant des slogans révélateurs mettant en exergue une possible fin de cette crise que traverse l’Algérie et le triomphe du peuple. Encore une fois des manifestants sans laisser apparaître le moindre essoufflement ou une quelconque lassitude.
Présence féminine
La particularité constatée lors de cette 30e édition reste toujours la présence de la gent féminine qui enregistre une hausse conséquente qui traduit l’homogénéité du mouvement. Le déferlement donc de nombreux citoyens, hommes et femmes, parmi eux des étudiants, des artistes, des fonctionnaires, qui ont sillonné artères de la ville, scandant « Non à l’immobilisme et à l’ingérence étrangère, sous quelque forme que ce soit ». Les manifestants, brandissant l’emblème national, ont aussi entonné «Djazair hourra democratia». Le peule comprend parfaitement l’exigence d’une sortie de crise.
A. Ghomchi
Oran
La souveraineté au peuple
Le 30e vendredi des manifestations a été largement dominé par les slogans appelant à satisfaire les revendications du peuple pour lesquelles les manifestants ont brandi des cartons rouges durant toute la marche en signe de protestation contre le calendrier politique proposé par le gouvernement en guise de solution pour sortir de la crise politique que traverse le pays.
Ainsi, ils ont réaffirmé leur attachement à une phase transitoire, pendant laquelle le gouvernement actuel serait remplacé par des compétences technocrates. Cela s’est traduit, notamment par quelques slogans scandés par les manifestants : «Siyada Chaabia, marhala intikalia» qui signifie littéralement «souveraineté au peuple, période de transition ». Les autres mots d’ordre ont reconduit les mêmes revendications des trois dernières semaines ; à savoir le départ du système et de ceux que les manifestants considèrent comme ses symboles, changement du régime, séparation des pouvoirs, construction d’un Etat démocratique, libre et moderne basé sur des valeurs de justice sociale et d’égalité des citoyens sans distinction aucune. Et comme chaque vendredi, les slogans qui accompagnent le hirak depuis ses débuts, à l’exemple de l’appel à l’application des articles 7 et 8 de la constitution, ont été fortement repris cette semaine.
A. S.
Tizi Ouzou
Changer le système
La mobilisation populaire pour le départ de l’ancien système politique, de tous ses tenants et l’établissement d’un Etat démocratique ont été encore une fois au rendez-vous hier à Tizi-Ouzou.
Des citoyens ont investi les rues de la ville des Genêts pour exprimer avec une rare détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’au départ de toutes les figures de l’ancien régime politique et l’établissement d’un véritable Etat de droit.
Les manifestants, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, venus des quatre coins de la wilaya, ont scandé à gorge déployée et sous un soleil de plomb des slogans hostiles à la tenue de l’élection présidentielle sous la supervision des anciennes figures du pouvoir.
Cette marche, qui a vu une large mobilisation, s’est ébranlée comme de coutume à partir du portail principal du campus universitaire Hasnaoua, nouvelle ville, pour sillonner les principales artères de la ville des Genêts et se disperser ensuite à hauteur du mémorial des martyrs à la placette de l’Olivier.
La manifestation à laquelle ont participé les élus nationaux et locaux des partis du RCD et FFS, les avocats du barreau de Tizi-Ouzou, les anciens du MCB et d’autres personnalités, s’est déroulée et dispersée pacifiquement.
Bel. Adrar
BéJAïA
Une élection libre et transparente
La mobilisation des manifestants s’est nettement amplifiée hier lors de la marche populaire à Bejaia où dès 13 h, des milliers de manifestants ont afflué en masse au chef-lieu de wilaya à bord de bus et voitures venus des différentes communes de la wilaya. L’esplanade de la maison de la Culture, lieu de rassemblement habituel des manifestants, était bondée de femmes, hommes, jeunes et enfants de tout âge brandissant les drapeaux et pancartes pour réclamer un changement radical du régime. Durant tout le trajet emprunté, du boulevard de l’ALN jusqu’à la rue de la Liberté, en passant par le carrefour de Naceria et le siège de la wilaya, les manifestants ont scandé «Ulach l’vote» « Le peuple unique source du pouvoir » et « La hiwar ». «Nous ne voulons pas le changement de la date des élections, nous voulons le changement des conditions des élections», ont-ils crié. La marche s’est poursuivie vers la haute ville pour parcourir la rampe du port, la rue Larbi-Touati de la gare ferroviaire et aboutir sur la route de Sétif pour regagner le point de départ. Les manifestants ont souligné les points importants de leurs revendications à savoir, le départ du gouvernement, la libération des détenus arrêtés lors des précédentes manifestations pour aboutir à des élections libres et transparentes. «Il faut mettre en place un climat serein par la satisfaction des revendications populaires réclamées à travers les marches des vendredis et mardis avant d’aller aux élections», ont ajouté les manifestants. Ainsi, le mouvement qui poursuit sa mobilisation pour aboutir à une solution idoine à l’organisation des élections attend des mesures d’apaisement pour mettre en place toutes les conditions pour franchir cette étape.
M. L.
Annaba
Mobilisation maintenue
En dépit de la forte chaleur et d’un taux d’humidité très élevé, les marcheurs (hommes, femmes, jeunes et moins jeunes des deux sexes) ont battu hier le pavé à Annaba pour demander le changement radical du régime politique. La manifestation a débuté après la prière de vendredi pour augmenter en volume quelques instants après et les marcheurs scandaient tout au long du pourtour du Cours de la Révolution, des slogans hostiles au pouvoir en place et réitéré les revendications habituelles du mouvement populaire. Brandissant l’emblème national, des pancartes et des portraits de Larbi Ben M’hidi, Zighoud Youcef et Mostefa Ben Boulaid, ils continuent de réclamer le départ du système politique en place et ses symboles. Ils on scandé aussi des mots d’ordre hostiles aux deux Chambres du Parlement et le rejet des élections présidentielles dans les conditions actuelles, demandant l’application des articles 7 et 8 de la Constitution. D’autres slogans ont été entonnés tels «Djazair hourra dimocratia » ainsi que des chants patriotiques et l’hymne national.
B. G.
Auteur: elmoudjahid
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