BEJAIA – Des milliers de personnes ont battu le pavé samedi à Béjaïa en signe de célébration du printemps berbère, de ses références historiques en rapport avec les évènements d’avril 1980 et avril 2001, et des révoltes identitaires qui s’en sont suivies.
Les processions, composées de la communauté universitaire, des militants de la cause identitaire et d’anonymes, se sont élancées à hauteur de l’esplanade de la maison de la Culture et se sont déroulées à traves plusieurs artères de la ville avant de s’immobiliser à proximité de la place de la liberté « Said Mekbel » où un prise de parole a été improvisée. Ses animateurs ont rappelé l’impact de ces deux évènements sur les évolutions de la cause amazighe et sa consécration constitutionnelle.
L’occasion a été opportunément saisie pour rappeler les sacrifices de plusieurs générations de militants et la répression subie antérieurement, notamment en 2001 où 128 jeunes ont du perdre la vie. Ainsi, une minute de silence a été observée à leur mémoire sous des huées appelant « au non pardon », « Ulac smah Ulach » et réitérant les revendications populaires à l’impératif du changement « radical » du système de gouvernance du pays. D’aucuns ont jugé en effet, que la question identitaire est intiment liée à l’exigence démocratique et son corollaire l’Etat de droit.
Une même résonnance a caractérisé, du reste, l’ambiance d’une marche identique, organisée à Kherrata et à laquelle ont participé des milliers de personnes.
Cette célébration a été marquée par ailleurs par l’organisation de plusieurs conférences, notamment celle d’Amazigh Kateb, fils de Yacine, à l’université de Béjaïa, autour du combat identitaire, d’expositions photos, de compétitions sportives et de galas artistiques.
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