Dessin: SaâdAnnées riches en réalisations», «résultats impressionnants», «véritable renaissance»… Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui présentera sa déclaration de politique générale, lundi prochain, devant les députés de l’APN, profitera de l’occasion pour faire un bilan particulièrement élogieux des quatre mandats du président Bouteflika à la tête de l’Etat depuis près de deux décennies.
«Le gouvernement a présenté le bilan de son travail effectué en 2017 et en 2018. C’est un bilan qui reflète une avancée considérable dans l’exécution du programme du président de la République.
Cette avancée montre les bienfaits de la continuité, que ce soit la continuité durant l’actuel mandat de (…) Bouteflika, ou la continuité dans le chemin de la construction nationale dirigée par le chef de l’Etat», a estimé le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale publiée sur le site officiel du Premier ministère.
Annoncée pourtant à l’ouverture de l’actuelle session du Parlement par l’ancien président de l’APN, la présentation de politique générale, une obligation constitutionnelle, aurait été mise en veille pour permettre, notamment, au Premier ministre d’en faire une tribune électorale et un argument politique en faveur du 5e mandat de Bouteflika, candidat à sa propre succession, lors de l’élection présidentielle d’avril prochain.
Dans sa déclaration, Ahmed Ouyahia a assuré que «les cinq dernières années ont été marquées par l’exécution quasi totale des engagements pris par le chef de l’Etat, lorsqu’il s’est présenté devant le peuple en avril 2014».
Outre la «modernisation» de la justice et de l’administration publique, il a souligné que le secteur «économique est le troisième exemple illustrant la progression des réformes durant ces cinq dernières années».
Evoquant «cinq années riches en réalisations», malgré une conjoncture financière difficile, Ouyahia a qualifié d’«impressionnants» les «résultats» enregistrés lors du 4e mandat de Bouteflika, décrié par l’opposition.
Chiffres à l’appui, le Premier ministre a cité la distribution de 1,8 million de logements, la construction de 870 lycées et collèges, de 29 établissements hospitaliers, le raccordement de 1,6 million d’habitations au réseau de distribution de gaz naturel et de 1,9 million de maisons au réseau électrique.
En matière d’investissements, il a mentionné le budget d’équipement de l’Etat de 16 200 milliards de dinars, des investissements financés par les banques à hauteur de 8385 milliards de dinars pour 163 000 projets.
«Continuité»
La déclaration de politique générale a également vanté le bilan de Bouteflika de 1999 à 2018, qualifié de «véritable renaissance nationale fruit de la continuité» Parmi les réalisations, Ahmed Ouyahia a cité «la livraison totale» de 4 millions de logements ou encore l’évolution des indicateurs de développement humain «qui ont enregistré des sauts qualitatifs remarquables».
«Tout processus de développement exige du temps et de la continuité, encore mieux, lorsqu’il s’agit d’une reconstruction nationale à l’issue d’une tragédie multidimensionnelle», a noté Ahmed Ouyahia, mentionnant trois exemples censés, selon lui, «illustrer les fruits de la continuité sous la direction du président Bouteflika».
Cette déclaration salue «le rétablissement de la paix et de la réconciliation nationale», «la restauration de l’indépendance financière du pays» et «la maturation du développement économique». «Ce faisant, le facteur temps démontre son importance surtout dans un pays qui sortait de l’insécurité et de l’insolvabilité pour remonter la pente graduellement sous la direction éclairée et persévérante du président Bouteflika.
A travers ces rappels sur l’évolution du pays depuis 1999, y compris le quinquennat 2014 à 2018 qui s’achève, le gouvernement entend situer clairement son bilan de près de deux années dans une accumulation d’efforts et de résultats», a argué le Premier ministre.
Plaidant en faveur la «continuité», Ahmed Ouyahia n’a pas manqué de tacler les partisans du changement. «La poursuite de la construction nationale exige une continuité dans la démarche.
Les politiciens penchent souvent vers le slogan de la ‘‘rupture’’. Les bâtisseurs croient plutôt dans la continuité qui évite les déperditions et parfois même les régressions», a-t-il souligné.
Et d’ajouter : «De nombreux défis s’accumulent devant notre pays. Les uns sont d’origine interne et découlent de données financières ou de la forte poussée démographique.
Les autres sont extérieurs, découlant de l’instabilité durable de notre sous-région et des incertitudes mondiales, notamment au plan économique.»
Enfin, «face aux défis de l’avenir, notre pays aura tout à gagner de la continuité conjuguée avec le rassemblement des énergies politiques, sociales et économiques, grâce au débat et au dialogue pour forger des consensus nationaux multiples à la mesure des enjeux nationaux», a conclu le premier responsable du gouvernement.
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Auteur: Hicham Chouadria
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