Concert
La 18ème édition du Festival de Fès de la culture soufie et des sagesses du monde s’est ouverte samedi soir à Bab Al Makina, avec le spectacle «Chemins de l’amour spirituel», donnant le coup d’envoi d’une programmation qui se poursuit jusqu’au 24 octobre sous le thème «La poésie mystique, élixir de guérison».
Placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 18ème édition du Festival de Fès de la culture soufie ambitionne de faire de Fès un espace de rencontre entre les héritages spirituels marocains et les sagesses du monde, en explorant le rôle de la poésie et de la beauté dans un monde marqué par les blessures et les épreuves. La soirée inaugurale a été animée par l’ensemble vocal et musical Harrâqî, sous la direction de Youssef El Houssaini, avec la participation de la chanteuse marocaine Nabyla Maan et de l’artiste espagnol Vicente Muñoz Gelo. Associant chants et hadra arabo-andalouse, madih et sonorités du flamenco, ce spectacle a mis à l’honneur l’héritage spirituel et poétique de Sidi Mohammed Al-Harrâq, figure majeure du soufisme marocain. Le président du festival, Faouzi Skali, a indiqué, dans une déclaration à cette occasion, que cette édition est fière d’ouvrir ses festivités avec les créations de la zaouïa Harrâqiya, l’une des grandes confréries soufies du Maroc, dont le patrimoine est profondément marqué par l’amour divin, l’extase spirituelle et la subtilité des significations mystiques. Il a ajouté que le spectacle inaugural de l’ensemble Harrâqî associe avec créativité la poésie traditionnelle de la tariqa Harrâqiya à la participation de la chanteuse Nabyla Maan, qui a conféré à cette soirée une dimension esthétique particulière grâce à un répertoire mêlant différentes expressions de la poésie soufie. M. Skali a également souligné que le festival offre l’occasion d’explorer les espaces et les ruelles de Fès, une ville au patrimoine soufi séculaire, que les adeptes du soufisme considèrent comme une véritable zaouïa, notant que cette manifestation permet ainsi au public de pénétrer au cœur de la cité et d’en découvrir les richesses et les secrets culturels, civilisationnels et spirituels. La programmation musicale accorde une place importante aux traditions soufies marocaines, à travers plusieurs soirées de samaa consacrées aux tariqas Qadiriyya Boutchichiya, Charqawiya, Ouazzaniya, Rissouniya et Sqalliya. Le programme comprend également des ateliers, notamment autour du chanoyu, la cérémonie japonaise du thé, et du dhikr, consacré aux invocations et à la méditation, ainsi qu’un atelier de parfumerie intitulé «Les Jardins intérieurs, quand la poésie respire». Le festival s’achèvera le 24 octobre à Bab Al Makina avec la soirée «Ivresses», réunissant le samaa arabo-andalou et les derviches d’Alep, avec Wasim Arslan, Anas Al Attar et Noureddine Tahiri.
Auteur: ALM
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
