De nos envoyés spéciaux : Mendaci Mohamed et Cheurfi Youcef

«Aujourd’hui l’Algérie est la cible de plusieurs pays qui veulent ébranler sa stabilité. Le peuple est appelé à renforcer ses rangs et doit se mobiliser dans cette conjoncture sensible que traverse le pays». C’est en ces termes révélateurs et significatifs que le candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelaziz Belaïd, a dénoncé, depuis Tiaret où il a animé à la maison de culture Ali-Maachi un meeting populaire, les propos d’un eurodéputé français qui a annoncé que le Parlement européen va ouvrir un débat sur la situation politique en Algérie, suivi d’une résolution d’urgence. Raphaël Glucksmann a même dénoncé le «silence» du Parlement européen sur le ‘‘Hirak’’ algérien et allé jusqu’à accuser ce qu’il considère comme de lobbies liés aux intérêts nationaux de «bloquer» un débat et une résolution sur la situation en Algérie. Le président du front El Moustakbel a profité de cette opportunité pour appeler les Algériennes et les Algériens à faire preuve de «solidarité» et «d’union» afin de «contrecarrer» les plans des «ennemis» de notre pays et soutenu que nul ne peut nous donner les leçons, rappelant dans la foulée les principes de l’Etat algérien concernant la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. «Il faut que vous sachiez que beaucoup nous envient. L’Algérie ne laisse pas indifférent. Il existe des parties hostiles à notre sécurité et notre stabilité qui nous attendent au tournant. Ne leur donnez pas cette chance», s’est-il adressé à l’assistance qui l’a visiblement chaleureusement accueilli dans l’antique Tihert. Évoquant le prochain scrutin, Belaïd a invité les citoyens à aller massivement aux urnes et estimé que le 12 décembre prochain constitue le «point de départ» d’une «nouvelle» République dans laquelle, a-t-il ajouté, «tous» les citoyens seront «égaux» devant la loi. Il a soutenu que le peuple est le «seul» juge du «futur» de l’Algérie. «Chacun est libre de son choix, celui qui veut voter tant mieux pour notre pays et celui qui veut le contraire, on doit respecter son opinion. Ça ne veut en aucun cas dire que ce dernier est un ennemi de la nation, c’est cela la démocratie», a-t-il souligné. Et d’enchaîner : «Je serais l’homme du changement et de l’édification d’un pays fort de ses hommes si vous votez pour moi. Je ne ménagerais aucun effort pour prendre en charge tous les problèmes sociaux, économiques que rencontrent les citoyens». Il a promis également d’ouvrir le dossier de la raffinerie de Tiaret, à l’arrêt depuis longtemps, dont l’ouverture va créer des centaines d’emplois pour les jeunes de la région. Le plus jeune candidat aux présidentielles du 12 décembre a mis en avant par ailleurs l’un des points essentiels de son programme, à savoir l’agriculture. Sur ce point, il s’est engagé à soutenir les «véritables» agriculteurs qui «veulent» travailler la terre et a insisté sur la mise en place d’une industrie de transformation agroalimentaire dans plusieurs régions du pays. Il précisera également qu’il est du devoir de l’Etat «d’encourager» et de «soutenir» les vétérinaires et les agronomes qui développeront le secteur à leur manière, suggérant l’installation d’une «véritable» collaboration entre l’université et le secteur de l’agriculture. «L’Algérie est un pays riche et l’agriculture constitue l’un des moyens les plus sûrs qui permettra d’assurer la sécurité alimentaire à notre peuple, notamment en ce qui concerne le blé que nous importons annuellement pour une enveloppe de 3 milliards de dollars alors que nos régions peuvent garantir une récolte bien plus importante de ce produit», a relevé Belaïd pour qui, le travail est la «base» de la réussite de n’importe quelle société. «Pour cela, a-t-il poursuivi, on doit revenir à notre terre qui va nous procurer l’indépendance alimentaire et créer une véritable agriculture».
A noter à la fin que le candidat Belaïd a profité de sa présence dans la wilaya de Tiaret pour rencontrer dans la matinée, soit avant la tenue de son meeting, des citoyens des communes de Sougueur, Ain Deheb et Naâma. Le président du front El Moustakbel les a assurés à cette occasion de prendre en charge toutes leurs revendications sociales en cas de son élection.
    M. M.
 

Auteur: elmoudjahid
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