De nouvelles mesures juridiques visant à permettre aux Doctorants d’avoir accès à la sphère socio-économique seront mises en œuvre prochainement, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane. M. Benziane a souligné que le ministère a engagé dans le cadre de son programme de travail stratégique «une action à caractère prioritaire consistant en la proposition d’un statut pour les docteurs», ajoutant qu’il œuvrera en concertation avec la direction générale de la fonction publique et les différents établissements de l’environnement économique et sociale «à concrétiser cette proposition sous forme de texte juridique». Le ministre fait savoir que ce nouveau texte de loi sera susceptible de générer de l’emploi dans d’autres secteurs, en dehors des établissements universitaires et de recherche en faveur de cette catégorie de diplômés hautement qualifiés, afin de permettre aux diplômés «d’élargir l’horizon de leurs attentes en matière de recherche d’emploi, tout en précisant que le rôle de l’université «est de former des compétences en matière de recherche et de création, et non pas uniquement la formation pour la recherche d’emploi et le recrutement à l’université». M. Benziane a affirmé que le recrutement des titulaires de diplômes de Master et de doctorat «sera renforcé dans les plus brefs délais avec 2.800 nouveaux postes budgétaires».
Par ailleurs, M. Benziane a assuré que la révision des conditions et règles de recrutement dans le secteur compte parmi les priorités, soulignant que la question des vacataires fait actuellement l’objet d’examen au niveau du secteur «pour l’élaboration d’un projet de décret exécutif définissant le cadre général pour le recrutement et l’organisation des concours sur la base des diplômes pour accéder au poste de maître assistant « A », lequel sera soumis, dès la finalisation de la concertation en cours avec les différentes parties concernées de la communauté universitaire et scientifique, aux autorités compétentes pour engager les mesures d’adoption et de validation». S’agissant de l’équivalence des diplômes universitaires étrangers avec les diplômes algériens en général et l’équivalence des diplômes de BAC d’Al-Azhar en particulier, le ministre a indiqué que «le traitement des dossiers d’équivalence est régi par les dispositions du décret exécutif 95-18 de mars 2018, lequel fixe les conditions et modalités de reconnaissance des diplômes d’enseignement supérieur étrangers».
Le ministre a assuré que «le problème de reconnaissance de l’équivalence des diplômes du BAC d’Al Azhar posé par plusieurs étudiants de cet établissement a été réglé, et les titulaires de ce diplôme autorisés à s’inscrire dans les branches de l’enseignement supérieur, liées à leur diplôme».
M. Benziane a affirmé que «les services en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont octroyé plus de 30 équivalences de diplômes universitaires, dont les titulaires ont un BAC d’El Azhar».
Tahar Kaidi
Auteur: elmoudjahid
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