Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a déclaré que «la situation sanitaire est stable» et a affirmé que «les autorités sont prêtes à affronter tout changement imprévisible».
Sur la problématique du manque de spécialistes en obstétrique et gynécologie dans le secteur public, le ministre a expliqué que ceci est «un problème dont souffre la plupart des établissements publics de santé au niveau national, car la majorité d’entre eux préfèrent exercer dans le secteur privé».
Le ministre a révélé que «les services de gynécologie obstétrique au niveau des établissements de santé publique ne sont plus en mesure de prendre en charge les accouchements». Mettant l’accent sur l’impératif de trouver des solutions concrètes pour remédier à ces lacunes et préserver la dignité des patientes, le ministre a révélé qu’afin d’améliorer la prise en charge des femmes enceintes, «des accords ont été conclus entre la Caisse de sécurité sociale et les cliniques privées».
M. Bebouzid a fait savoir que les établissements hospitaliers publics (EPH) couvrent «l’équivalent de 88 % des naissances avec un taux d’occupation des lits de 115 %». Il a rappelé le contenu du plan d’urgence adopté lors de la réunion du Gouvernement, le 15 janvier dernier, notamment le conventionnement entre les caisses de la sécurité sociale et les cliniques privées qui disposent d’une grande capacité de lits disponibles ainsi que des gynécologues obstétriques qui représentent 70 % de l’ensemble des médecins spécialistes dans ce domaine au niveau national.
Par ailleurs, le ministre a indiqué qu’un grand nombre d’hôpitaux sont en cours de  construction. Néanmoins, la crise économique et plus récemment la crise sanitaire causée par l’épidémie de la Covid-19 ont retardé l’achèvement des travaux.
Le ministre a annoncé la levée de gel sur certains projets de construction d’hôpitaux, dans plusieurs wilayas, notamment à Skikda, en rappelant que cette wilaya a bénéficié de 240 médecins spécialistes, dont 9 gynécologues et obstétriciens.  A une question sur le secteur de la santé à Aflou (Laghouat), M. Benbouzid a relevé que cette région compte un établissement hospitalier public, 9 polycliniques dont 3 en service (24h/24) outre 21 salles de soins. Le ministre a annoncé la mise en service dans les prochaines semaines d’un Centre mère-enfant, dans la région d’Aflou, et de préciser que cet établissement a une capacité d’accueil de 140 lits et 206 employés, dans plusieurs spécialités. S’agissant de l’EPH d’Aflou, M. Benbouzid a expliqué qu’il assure 2.000 interventions chirurgicales par an et plus de 16.000 consultations, ajoutant que ce dernier est doté des différents équipements notamment les scanners et appareils de radiographie.
Concernant l’hôpital de Zribet El Oued à Biskra, le ministre a affirmé que sa réalisation figure parmi les projets importants dans la région. «L’hôpital a été mis en service partiellement après son inauguration en 2017 et rattaché à l’Etablissement public de santé de proximité (EPSP) de Zribet El-Oued en attendant la publication du décret de sa création» précise-t-il. En vue d’améliorer les services au sein de cet établissement, le ministre a indiqué qu’au titre de l’exercice 2020, les services de ministère ont alloué un budget de près de 89 millions de dinars, outre l’équipement de cet hôpital de plusieurs équipements dont 8 appareils de dialyse et des équipements de chirurgie, et la création de plusieurs services spécialisés comme chirurgie générale, d’épidémiologie, de gynécologie obstétrique, d’un laboratoire central.
Tahar Kaidi

Auteur: elmoudjahid
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