Le Pdg du groupe Sonelgaz, Chahar Boulakhras, a été installé dimanche dernier dans ses fonctions, en remplacement de
M. Mohamed Arkab, nommé depuis mars dernier ministre du secteur de l’Energie, qui a affirmé que M. Boulakhras compte parmi les grandes compétences du Groupe, qu’il «peut compter sur lui pour aller de l’avant dans sa dynamique». Interrogé en marge de la cérémonie, M. Arkab a indiqué qu’«il n’y a aucun accord entre les groupes Total et Anadarko», précisant que «l’Algérie ne le permettrait pas». Le ministre fait savoir qu’«Anadarko n’a pas répondu à nos interrogations sur cet accord, l’absence d’une réponse d’Anadarko invalide l’accord». Et d’ajouter : «Nous avons une bonne relation avec Anadarko et nous allons faire tout pour préserver les intérêts de l’Algérie», et n’exclut pas la possibilité de recourir au «droit de préemption» pour empêcher le rachat des actifs par le groupe français Total. Rappelons que le géant français des hydrocarbures, Total, avait annoncé avoir signé un accord engageant avec Occidental petroleum en vue de l’acquisition des actifs d’Anadarko en Afrique (Algérie, Ghana, Mozambique et Afrique du Sud) pour un montant de 8,8 milliards de dollars. «Cette transaction est donc conditionnée par la signature et la finalisation de l’acquisition envisagée d’Anadarko par Occidental, ainsi que l’approbation par les autorités compétentes”, soulignait Total dans son communiqué.
En Algérie, précise le même document, «Anadarko est opérateur des blocks 404a et 208 avec une participation de 24,5% dans le bassin de Berkine (champs de Hassi Berkine, Ourhoud et El-Merk) dans lesquels Total détient déjà 12,25%». En 2018, la production de ces champs a été de l’ordre de 320 00 barils équivalent pétrole par jour.
A ce sujet, le Pdg du groupe, Patrick Pouyanné avait indiqué que «Total accèderait à plus de 3 milliards de barils de ressources et Occidental renforcerait son bilan suite à l’acquisition d’Anadarko en revendant immédiatement les actifs à l’international de Anadarko». La cession par Anadarko de ses actifs algériens au profit de Total tombe sous le coup du droit de préemption institué à travers l’article 62 de la loi de finances complémentaire de 2009. Cet article, modifié successivement par les articles 46 de la loi de finances complémentaire de 2010 et 57 de la loi de finances 2014, «ne confère le droit de préemption à l’Etat et aux entreprises publiques que pour les cessions en Algérie d’actions et de parts sociales par ou au profit des étrangers».
Pour rappel et selon l’Agence officielle, Anadarko est opérateur en Algérie avec une participation de 24,5 % dans le bassin du Berkine (champs d’Hassi Berkine, Ourhoud et El Merk), dans lesquels Total détient
déjà 12,25 %.
Fouad Irnatene
Auteur: elmoudjahid
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