L’illustre disparu. Paix à son âme!La nouvelle a été rendue publique aux premières heures de ce 7 mars 2020. Adamou Ndam Njoya quitte la scène après plusieurs années de maladie. Ces derniers mois, ses graves soucis de santé ont eu raison de sa combattivité et de son dynamisme, réduisant ses apparitions publiques, et surtout, le privant d’une participation aux élections municipales et législatives qui s’achèvent, laquelle participation aurait pu lui permettre de garder son fauteuil de maire de Foumban.
Né le 8 mai 1942 à Foumban, région de l’Ouest, Adamou Ndam Njoya est resté jusqu’à sa mort, l’une des grandes figures politiques du Cameroun de ces dernières décennies : maire de Foumban jusqu’à la dernière mandature, député, fondateur et président de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), candidat malheureux aux élections présidentielles de 1992, 2004, 2011, etc.
Il fut aussi un grand serviteur de l’Etat : il dirige l’Institut des Relations internationales (IRIC) de 1972 en 1975 ; est nommé Vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères puis ministre de l’Éducation nationale en 1977 ; est nommé ministre délégué à la présidence chargé de l’inspection générale de l’État et des réformes administratives en 1980 avant de quitter le gouvernement en 1982.
Amoureux des lettres, Adamou Ndam Njoya fut aussi un grand écrivain. On lui doit notamment : «Njoya: Réformateur du Royaume Bamoun» parue en 1977.
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Auteur: Serges Bontsebe
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