
La mercuriale a affiché un pic ces derniers jours, à la grande surprise des pères de famille et des ménagères, qui ne comprennent pas les raisons de cette hausse subite des prix des fruits et légumes. En effet, traditionnellement en cette période, les prix des légumes de saison, tels que les petits pois, artichauts, fèves et haricots verts sont au plus bas.
Cependant, cette année la règle semble faire exception, où ces derniers sont proposés respectivement à 140, 130, 80 et 200 DA. Les autres produits maraîchers eux aussi ont connu une importante perturbation, comme la tomate, qui est cédée à 120 DA, la pomme de terre à 90 DA, l’aubergine à 140 DA, le poivron à 170 DA, le chou à 90 DA, l’oignon à 80 DA, la laitue à 100 DA, le chou-fleur à 120 DA, le fenouil à 120 DA, la betterave à 120 DA et le concombre à 80 DA.
En ce qui concerne les fruits, les prix sont décourageants. «Si la disponibilité du produit n’est pas à discuter, toutefois son prix relève de l’imaginaire», nous disent des chefs de famille rencontrés au souk de Bouda. Le melon, largement cultivé dans la région est cédé à pas moins de 200 DA le kg. Les oranges qui, aujourd’hui, sont hors saison et un peu asséchées sont tarifiées entre 150 et 200 DA, la banane à 350 DA, la pomme entre 400 et 500 DA, les fraises à 400 DA.
Quelques fruits exotiques en provenance du Niger, comme la mangue à 400 DA le kg et la noix à 350 DA l’unité. Pour leur part, les commerçants attribuent cette situation à la perturbation du marché de gros au nord du pays (la plupart des légumes viennent des wilayas du nord). Selon eux, les manifestations populaires ont quelque peu influé sur la main-d’œuvre de la récolte des légumes et des fruits. En attendant la stabilisation du marché, les bourses des citoyens continuent à accuser d’importantes saignées et leurs inquiétudes augmentent face aux spéculateurs sans scrupules.
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Auteur: Anis Khecheba
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