Second tour du BEPC : des fraudes signalées à Mané
Kantigui a constaté que les résultats du second tour du BEPC, session 2020, sont tombés dans les différents jurys d’examen dans la région du Centre-Nord. Certains jurys ont proclamé leurs résultats le dimanche 26 juillet 2020, d’autres le lendemain. Malheureusement, une source bien introduite a confié à Kantigui que des cas de fraudes ont été signalés dans le centre secondaire de Zincko, relevant du jury 1 de la commune rurale de Mané, située à une trentaine de kilomètres de Kaya. « Les correcteurs de mathématiques ont remarqué des copies identiques pendant leur travail. Des tableaux ont été reproduits identiquement dans le remplissage, avec quelques ratures identiques », a indiqué l’informateur, précisant en outre que les résultats du second tour du centre secondaire de Zincko ont été annulés. 28 candidats seraient impliqués dans cette affaire, d’après celui-ci. Cependant, certaines sources rapportent que des candidats, estimant n’être pas concernés par ces cas de fraudes, se plaindraient de l’annulation des résultats. D’ores et déjà, a noté Kantigui, des rapports sont attendus des différentes parties pour mieux situer les responsabilités.

Affaire Armand Béouindé : le procès renvoyé au 14 août 2020
Kantigui a appris l’ouverture, hier mardi 28 juillet 2020, devant le tribunal de grande instance de Diébougou, du procès du magistrat Narcisse Sawadogo et de son acolyte, Alassane Bagagnan, dans l’affaire Armand Béouindé. Mais aussitôt entamé, a noté Kantigui, le procès a été renvoyé au vendredi 14 août prochain, à cause de l’absence des témoins du principal concerné et de l’avocat de son complice, Bagagnan. Les parties concernées étaient toutes présentes, le magistrat incriminé, son complice et le maire Béouindé. Kantigui retient que les deux accusés sont poursuivis pour tentative d’escroquerie et diffamation, pour avoir sollicité 70 millions F CFA auprès du maire de Ouagadougou. Ils avaient mené cette démarche dans le but d’aider l’édile de la capitale à « étouffer » son dossier judiciaire dans l’achat à polémique de 77 véhicules pour un montant d’environ 4,6 milliards F CFA.

Deux quartiers se disputent un rond-point
A quel quartier appartient l’espace du rond-point qui sépare Dagnoën et Wemtenga à Ouagadougou ? Bien malin qui saura répondre à cette question, nœud gordien d’un problème qui oppose actuellement les deux quartiers. En effet, c’est avec stupéfaction que Kantigui a été alerté par les habitants d’un des quartiers, du déboulonnage de la statue d’un de leurs ancêtres audit rond-point, la semaine dernière, par des inconnus. En cherchant à mieux comprendre, Kantigui a appris que la construction de la statue a été greffée à un projet d’embellissement de la capitale, initié par la commune et l’Ordre des architectes. « Le projet initial n’avait pas prévu de statue. Ce volet culturel a été greffé au rond-point plus tard », a expliqué la source de Kantigui. Selon l’informateur, le vandalisme de la statue est dû à une mésentente sur la propriété coutumière de l’espace qui abrite le rond-point. Informée, la cour royale du Moogho Naaba cherche actuellement à écouter les deux parties avant de lui rendre compte. Kantigui espère qu’un consensus sera rapidement trouvé, afin que le projet puisse aller jusqu’à terme.

Campagne électorale déguisée : les garde-fous du CSC
A l’orée des élections présidentielle et législatives du 22 novembre, le Conseil supérieur de la communication (CSC) veut mettre des garde-fous relatifs à ce qu’il convient d’appeler « campagne électorale déguisée ». Selon des indiscrétions recueillies par Kantigui, la décision règlementant la couverture médiatique que l’institution de régulation s’apprête à rendre public, estime que la campagne électorale déguisée renvoie à « toute activité de soutien à un parti, formation et regroupements politiques, un candidat ou un regroupement de candidats indépendants avant la campagne électorale ». Entre autres, il s’agit de toute activité au cours de laquelle les organisateurs, personnalités politiques ou non, font des dons, parrainent ou participent à des cérémonies, à des événements coutumiers, religieux, culturels, sportifs, commerciaux ou tout autre activité susceptible de soutenir un candidat, ou inaugurent des édifices ou des ouvrages au bénéfice des populations. Elle fait cas aussi de la publication, la diffusion d’émissions, de films, de discours, de sketchs, de chansons, d’articles d’archives ou pas, mettant en scène un candidat ou un parti politique. Selon la source de Kantigui, les dispositions précisent également les activités que doivent couvrir les médias publics et privés pendant cette période de précampagne électorale. Kantigui espère que des innovations du nouveau texte règlementaire permettront aux journalistes de bien mener leur travail sans tomber sous le coup de la loi.

Le CEFAC promet résorber les difficultés dans les délivrances des actes
La semaine dernière Kantigui faisait cas d’une rupture de timbres au Centre de facilitation des actes de construire. La Maison de l’entreprise du Burkina, concernée par le problème rassure dans cet écrit que tout est rentré dans l’ordre.
« Monsieur le Directeur de publication de Sidwaya, Dans votre N°9190 du quotidien Sidwaya paru le mercredi 22 juillet 2020, à la page 4 de la rubrique « On murmure », la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) a été citée en relation avec le contenu de l’écrit titré « CEFAC : ces timbres qui font défaut ! ».
L’usager du Centre de Facilitation des Actes de Construire (CEFAC) qui s’est tourné vers vous pour poser le problème de lenteur dans l’obtention de son permis de construire a soulevé une préoccupation réelle que le CEFAC a connue ces derniers mois. Cela était effectivement dû à un manque de timbres.
Fort heureusement, la préoccupation a été prise en charge par l’autorité municipale de Ouagadougou qui est parvenue à résoudre la difficulté en mi-juillet 2020. En collaboration avec la Direction des Services Techniques Municipaux, des dispositions sont prises par les services du CEFAC pour satisfaire tous les demandeurs de permis de construire en attente.
Par ailleurs, le CEFAC s’emploie à résorber continuellement les difficultés qui entravent le respect des délais de délivrance, de concert avec le département de l’urbanisme et de l’habitat, garant du respect des normes en matière de construction de bâtiments.
L’organisation d’un séminaire avec les premiers partenaires du CEFAC tenu le 25 juin 2020 a permis d’informer tous les acteurs de la chaine de construction des dispositions des nouveaux arrêtés adoptés en avril 2020, afin de faciliter leur application effective le1er juillet 2020.
Le CEFAC rassure tous les usagers, que la fixation des délais de traitement des dossiers par chacune des structures d’instruction des dossiers que sont la Commune, la Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers, le Receveur des Domaines et de la Publicité Foncière et le service habilité du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat devrait permettre d’améliorer les procédures et les délais de délivrance des actes de construire en général et du permis de construire en particulier.
Le CEFAC tient à réaffirmer sa disponibilité à tout échange avec tout usager de ses services, afin de leur apporter toutes les informations souhaitées sur la situation de leurs dossiers ».

L’AG des EPE prévue les 7 et 8 août
Dans une note du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement que Kantigui a interceptée, il a appris que la 21e Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) aura lieu les 7 et 8 août 2020 à Ouagadougou. Cette lettre adressée aux Présidents des conseils d’administration (PCA) des EPE les invite à prendre les dispositions nécessaires pour une pleine participation à la rencontre placée sous la présidence du Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré. Kantigui a pu noter également que l’aspect COVID-19 a été pris en compte dans l’organisation de l’évènement car pour limiter le nombre de participants et respecter la mesure de distanciation physique, les PCA sont invités à se faire accompagner seulement de leurs directeurs généraux et de leurs commissaires aux comptes, s’il y a lieu. Cependant, le ministre du Commerce souhaite que les responsables des services techniques habilités se tiennent prêts pour apporter tout concours nécessaire en cas de besoin.

Service Communication
Maison de l’Entreprise du Burkina Faso

Kantigui
Kantigui2000@gmail.com
(226) 25 31 22 89

Auteur: DD. Sidwaya
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