Marrakech – L’Agence Urbaine de Marrakech a œuvré en 2018 à la généralisation de la couverture en documents d’urbanisme à la plupart des communes relevant de son champ d’intervention, en dépit de certaines contraintes se rapportant essentiellement à la longueur de la procédure juridique à l’échelle locale et à la difficulté de respecter les délais déjà fixés aux études.
Selon un rapport présenté par le directeur de l’Agence, Khalid Ouaya, lors de la 19ème session du conseil d’administration de l’établissement, tenue récemment dans la cité ocre, l’Agence a procédé durant l’année écoulée à l’homologation de 6 documents d’urbanisme : trois plans d’aménagement des communes d’Imintanoute (province de Chichaoua), d’Amezmiz et de Tahanaoute (province d’Al Haouz) et trois plans de développement des agglomérations rurales des centres des communes de Sidi Badhaj et de Lalla Takerkoust (province d’Al Haouz), et de Bouabout (province de Chichaoua), outre l’achèvement, au niveau local, de la procédure juridique concernant 12 documents d’urbanisme.
L’Agence Urbaine de Marrakech a, en outre, veillé au suivi de la mise en application des dispositions de 69 documents homologués qui comprennent un schéma directeur d’aménagement urbain, 38 plans d’aménagement et 30 plans de développement, ainsi que de l’étude de 50 documents en cours de réalisation, dont cinq nouveaux documents d’urbanisme lancés en 2018.
S’agissant de la gestion urbaine, l’Agence a instruit en 2018 un total de 8.522 dossiers de demandes d’autorisation de construire, de lotir, de créer des groupes d’habitation et de morceler, dont 7.440 ont eu un avis favorable, soit un taux de l’ordre de 87%, sachant que ces demandes ont fait l’objet de 10.711 instructions, soit une moyenne mensuelle de 892 dossiers.
Ces demandes se répartissaient entre 6.938 au niveau de la préfecture de Marrakech, 1.205 à l’échelle de la province d’Al Haouz et 379 au niveau de celle de Chichaoua.
L’établissement a également examiné 145 projets d’investissements qui font l’objet d’une demande de dérogation en matière d’urbanisme, dont 54 projets ont reçu un accord de principe, soit 37% des projets soumis à la commission régionale, et 110 projets en cours d’étude jusqu’à fin décembre 2018.
D’après ledit rapport, l’année 2018 a enregistré aussi une baisse de 80% du nombre des projets d’investissements ayant reçu un accord de principe en raison notamment de la couverture en documents d’urbanisme des zones qui connaissent une dynamique urbanistique.
Auteur: Meriem IGASS
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