S’engageant à satisfaire la majorité des revendications convenues au préalable, le ministère du Commerce a appelé, jeudi dernier, les agents de contrôle qui observent une grève depuis mercredi dernier, à rejoindre leurs postes de travail. Et pour cause, le tribunal administratif d’Alger a déclaré ce débrayage illégal. «Les portes du dialogue resteront ouvertes à tous les partenaires sociaux», assure un communiqué de presse du département de Djellab. S’agissant de la nature des revendications réclamées par le SNTC, son secrétaire général, Ahmed Allali, a affirmé que ces dernières «ne datent pas d’aujourd’hui» et affirme qu’elles sont principalement axées sur le programme élaboré par les deux groupes de travail conjoints, composés de cadres de l’Administration centrale et de représentants des partenaires sociaux («SNAPAP» filière commerce et Syndicat national des travailleurs du commerce «SNTC»). 

Dans une déclaration à l’APS, le chargé de Communication au ministère du Commerce, Samir Meftah, a indiqué dans ce sillage que le partenaire social qui a décidé d’observer la grève «n’a pas voulu poursuivre le dialogue» et allé jusqu’à réclamer de nouvelles revendications qui sont «irréalisables ». Ainsi, les principales revendications débattues depuis la formation des deux groupes mixtes, en décembre 2018, ont été, selon lui, «définitivement tranchées». Il s’agit à ce sujet d’assurer une protection à travers un accompagnement par des éléments de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale ainsi que les revendications relatives au Fonds de revenus complémentaire (FRC), en suspens depuis près de vingt années, outre la formation. Il profitera de cette opportunité pour appeler les agents de contrôle du secteur de commerce à mettre un terme à cette grève qui s’inscrit dans le  cadre des «manipulations et des chantages» qui nuisent aux consommateurs et  à reprendre le dialogue qui restera ouvert «aujourd’hui et demain».

L’action est en cours pour prendre en charge les autres revendications relatives au système d’indemnisation et au statut des travailleurs du secteur qui exigent du «temps» pour leur réalisation sur le terrain. Du fait qu’elles impliquent des mesures concertées entre les ministères de la Justice et des Finances.  

Pour rappel, les agents de contrôle du secteur du commerce ont entamé, mercredi dernier, une grève pour réclamer «l’amélioration des conditions de travail», notamment en ce qui concerne le système indemnitaire et la   protection lors de l’exercice de leurs fonctions. 

La grève organisée par le SNTC se poursuivra les 8 et 9 mai et reprendra les 13, 14 et 15 mai en cours si les revendications ne sont pas, selon eux, prises en charge. Parmi les revendications qui ressortent, les fonctionnaires utilisent régulièrement leurs propres véhicules ou encore les transports en commun pour se rendre aux locaux et aux marchés où ils se font parfois «insulter» par certains commerçants «malhonnêtes». 

Le SNTC a décidé de suspendre cette grève, jugée illégale par le tribunal administratif d’Alger, dans le cadre du «respect de la décision de justice» et de «la préservation de l’intérêt général des travailleurs», et compte faire valoir le droit d’appel de cette décision.

Sami Kaïdi 

Auteur: elmoudjahid
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