El Moudjahid : Quelles sont les sources d’inspiration desquelles vous avez tiré la trame de vos quatre romans ? S’agit-il de faits réels ou plutôt de fiction ?

Ahmed Gasmia : De manière générale, c’est l’histoire humaine qui m’inspire. Et ce ne sont pas des évènements précis qui guident mes récits, mais plutôt des contextes historiques que je considère comme intéressants. D’autre part, les romans que j’écris ne parlent pas de personnages ayant réellement existé. Les personnages que je décris sont fictifs même s’ils évoluent dans des contextes historiques réels et peuvent parfois croiser des personnages ayant existé. Je pense surtout à Promesse de bandit qui relate une histoire qui se déroule à la fin du XIXe siècle, ou à Complot à Alger qui a pour décor Alger à l’époque ottomane.

Mon dernier roman Les Peuples du ciel représente une exception puisqu’il s’agit d’un roman de science-fiction dont les faits se déroulent dans un avenir plutôt lointain. Mais là aussi, il y a l’influence de l’histoire, puisque ce roman est inspiré de la mythologie sumérienne.

Je préfère la fiction aux faits réels et les personnages fictifs aux personnages historiques. Cela me donne plus de liberté et me permet de laisser libre cours à mon imagination. 

Avez-vous des projets d’autres romans? Quel est le thème qui vous intéresse le plus pour être abordé à l’avenir ?

Je suis en ce moment même en train d’écrire un roman qui a pour cadre le nord de l’Algérie à l’époque romaine. C’est un roman que je devais commencer il y a un peu plus d’une année, mais au moment où je faisais des recherches au sujet de l’époque au cours de laquelle devait se dérouler mon histoire, une autre idée m’est venue à l’esprit, celle d’un roman de science-fiction. J’ai interrompu mes recherches et je me suis lancé dans l’écriture du roman Les peuples du ciel. J’ai fait ce choix car, en ce qui concerne ce récit de science-fiction, tout s’est passé très vite dans mon esprit puisque j’avais imaginé une grande partie de cette histoire en une nuit. Maintenant que ce roman est sur le marché, j’ai commencé à écrire celui que je devais entamer l’année dernière. 

Avez-vous un feed-back de la part du lectorat d’œuvres écrites dans la langue française et comment évaluez-vous la réaction du public vis-à-vis de vos romans ?

Jusqu’ici cela se passe plutôt bien. Même si je considère que j’ai encore beaucoup de choses à faire pour atteindre les objectifs que je me suis assignés. Je suis quand même satisfait du fait que certains lecteurs s’intéressent à mes romans car ils les considèrent comme différents. Une partie d’entre eux apprécie le fait qu’un auteur algérien écrive un roman de science-fiction. Mon premier roman, Complot à Alger était, en fait, dans la catégorie de la fiction fantastique, ce qui n’est pas non plus fréquent chez nous. 

Quel est votre quotidien à l’ère de la Covid ? Y a-t-il des échanges entre écrivains ? 

J’écris et je fais du sport à domicile presque quotidiennement. Comme je l’ai mentionné, je suis sur un nouveau roman, et cet été j’ai eu du temps libre car j’ai quitté le site d’information dans lequel je travaillais. En attendant de commencer ailleurs, j’ai décidé de profiter de mon temps libre pour avancer dans la rédaction du roman. Le sport est aussi bon pour le moral que pour le physique.

Je n’ai pas d’échanges avec des écrivains mais plutôt avec des amis journalistes, étant moi-même du métier. 

A. M.

Auteur: elmoudjahid
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