Les étudiants ont réclamé une nouvelle fois, hier, lors d’une marche pacifique à Alger, le départ du reste des symboles du régime, tout en réitérant la poursuite du Hirak. Moins nombreux à cette marche, les participants ont appelé au changement du régime politique, affirmant la poursuite de cette marche hebdomadaire en appui aux revendications «légitimes» du Hirak. S’ébranlant à partir la place des Martyrs, les étudiants ont parcouru les principales artères menant vers la place de la Grande-Poste, où nombre de citoyens les ont rejoints, en scandant des slogans habituels tels que «L’Algérie libre et indépendante», «Un État Novembriste» et «Nos revendications politiques identitaires tranchées par la Déclaration de Novembre». Lors de cette marche caractérisée par un recul du nombre des éléments de la Sûreté en comparaison aux marches précédentes, les manifestants ont porté des banderoles sur lesquelles étaient écrit «Le pouvoir au peuple», «Non au régionalisme», «Pour une justice indépendante» et «La lutte contre la corruption : un projet de société à poursuivre». À noter que les points d’accès vers les rues Asselah-Hocine et Zighoud-Youcef ont été fermés, pour des raisons de sécurité.
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Oran
Pour un état de droit
Étudiants des différentes universités à Oran ont été, hier, au rendez- vous de la marche hebdomadaire pour son acte 20. Moins nombreux que la semaine dernière, les manifestants ont reconduit quasiment les mêmes revendications exprimées le mardi d’avant. Néanmoins, les appels au respect des libertés et à l’instauration d’un État de droit revenaient avec insistance dans les messages des affiches déployées et les slogans scandés. C’est le premier mardi après la célébration du 57e anniversaire du recouvrement de l’indépendance nationale, d’où la connexion avec certains slogans scandés durant la marche qui revendiquaient une consécration de la souveraineté populaire, à travers l’application des articles 7 et 8, et les principes, valeurs et les idéaux pour lesquels se sont scarifiés nos valeureux chouhada. Les étudiants, et comme chaque mardi, ont réitéré leur attachement à la construction d’un État civil et l’instauration d’une deuxième république démocratique. Sur certaines pancartes, on pouvait lire des messages qui appellent à la consolidation de l’unité nationale et qui dénoncent les agissements qui la menacent et qui risquent, selon eux, de faire le lit du régionalisme, du racisme et même du confessionnalisme. Hier encore, les manifestants universitaires ont fait savoir, par la même occasion, que leur mouvement était solide et immunisé contre les tentatives de diversion et de division, et appelé à se poursuivre jusqu’à ce que les revendications du peuple soient satisfaites.
A. S.
Tizi Ouzou
Dans le calme
Les élus de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, auxquels se sont joints des activistes politiques et du monde de la culture, des artistes, des journalistes et autres citoyens, ont marché hier pour exiger le changement du système politique et la libération d’une élue de l’APW, Samira Messoussi. La marche s’est ébranlée devant le siège de la wilaya, pour sillonner les principales artères de la ville et se disperser à hauteur de la cour de justice. De leur côté, les étudiants et étudiantes de l’université Mouloud-Mammeri ont investi la rue, pour réitérer leur exigence d’un changement radical du système politique et le départ de tous ses tenants. Les marches, ayant emprunté l’habituel itinéraire, se sont déroulées dans le calme.
Bel. Adrar
Annaba
Un changement radical
Des étudiants issus des différentes facultés de l’université Badji- Mokhtar se sont rassemblés, hier, sur le parvis du Théâtre régional Azzedine-Medjoubi, face au cours de la Révolution, pour réitérer une nouvelle fois les revendications formulées depuis le déclenchement du mouvement populaire du 22 février dernier qui se poursuit jusqu’à ce jour. Brandissant l’emblème national, les étudiants ont renouvelé des slogans et mots d’ordre hostiles à la bande et rejetant le dialogue sous la conduite des symboles du système politique en place. Ils ont scandé des slogans hostiles au système, tout en appelant à un changement politique radical et en entonnant des slogans, tels que «Djazaïr Hora Dimocratia». Le rassemblement, qui a débuté peu avant midi, s’est déroulé sous l’œil vigilant des services de sécurité.
B. G.
Auteur: elmoudjahid
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