Algérie-USA : ils montent de plusieurs crans, le FBI a officiellement un bureau à AlgerAlgérie-USA : ils montent de plusieurs crans, le FBI a officiellement un bureau à Alger

Les relations entre les USA et l’Algérie étaient déjà excellentes, jusqu’au sommet des deux pays, entre les présidents Donald Trump et Abdelmadjid Tebboune. Les liens privilégiés se raffermissent davantage, cette fois sur les plans sécuritaire et judiciaire (après l’Accord de défense et les horizons économiques). L’ambassade des Etats-Unis en Algérie a officialisé l’ouverture d’un bureau subsidiaire de l’attaché juridique du Bureau fédéral d’enquête (FBI), dans ses locaux à Alger.

Cette décision forte est la manifestation de la volonté des deux partenaires de renforcer la coordination dans la traque de la criminalité transfrontalière et des menaces sécuritaires communes. Par le biais d’un post sur le réseau social X (ex-Twitter), la représentation diplomatique américaine a magnifié un «jalon majeur qui témoigne de la solidité de la coopération entre les États-Unis et l’Algérie en matière d’application des lois».

«En collaborant étroitement avec nos partenaires algériens, nous aspirons à capitaliser sur notre partenariat de longue date, à relever les défis communs et à continuer de renforcer les liens entre nos deux pays», a indiqué l’ambassade américaine.

On n’a pas beaucoup d’éléments sur les attributions exactes et le périmètre légal de cette antenne, ce qu’on sait c’est que le cadre de l’intervention des relais du FBI est bien défini. Ces organes subsidiaires (communément appelés FBI Legal Attaché Suboffices) sont des courroie de transmission du réseau international du Bureau, elles agissent depuis les ambassades américaines pour améliorer la coopération avec les forces de sécurité des pays hôtes.

Pilotés par un attaché juridique (dénommé LEGAT ), qui agit officiellement à l’étranger au nom du patron de la police fédérale américaine, ces bureaux sont animés par des agents spéciaux expérimentés.

Mais  les autorités américaines balayent les supputations et conjectures sur le travail d’espionnage ou de contre-espionnage qui collent à ces fonctionnaires. Leur périmètre se limite à la coopération policière et judiciaire, dans le strict respect de la légalité nationale et internationale.

L’antenne a principalement pour mission :

*La coordination des investigations transnationales et la réponse aux demandes d’entraide judiciaire mutuelle.

*Le partage d’informations sur les criminels et les opérations en rapport avec le terrorisme et le grand banditisme.

*Des formations et des interventions pour muscler les capacités des forces de police locales.

*La gestion des renseignements dans un contexte de dangers croissants tels que comme la cybercriminalité et le crime organisé transfrontalier.

Au niveau opérationnel, le FBI insiste sur le fait que ses interventions à l’étranger sont rigoureusement définies par les lois fédérales américaines, mais qu’aucune action hors des clous de la souveraineté des États partenaires. Concrètement les agents du FBI ne sont pas habilités à lancer des enquêtes indépendantes ou procéder à des arrestations sur le sol algérien…

Toute démarche de collecte de preuves et encore plus les interpellations relève de la compétence exclusive des organes de sécurité algériens, oeuvrant en coopération ou sur demande formelle du FBI.

Enfin sachez que ce bureau est administré par le département américain de la Justice et le chef de la mission diplomatique (l’ambassadeur). La nouvelle antenne à Alger est la dernière-née d’un réseau mondial très touffu agissant au nom de Washington dans le combat contre le crime organisé et les périls terroristes.

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Auteur: Souleymane Loum
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