De notre envoyé spécial : Sami Kaïdi
Le candidat à la magistrature suprême, Ali Benflis, a poursuivi, hier, sa campagne électorale, pour sa huitième journée consécutive, en se rendant à M’sila et Bordj Bou-Arréridj où il a animé un meeting au niveau de la maison de la culture Guenfoud-El-Hamlaoui de la capitale du Hodna.
S’exprimant à cette occasion, le président de Talaie El Houriyet a évoqué la thématique de la politique étrangère du pays. A ce propos, il a déclaré que cette dernière est l’enfant de la diplomatie et des valeurs née durant la glorieuse Révolution de Novembre 1954. «Une rivière de sang, celui de nos martyrs en l’occurrence, a été versée pour que l’on puisse avoir cette diplomatie forte, libre qui défend en toute circonstance les peuples opprimés», a-t-il soutenu avant d’ajouter que la politique étrangère de l’Algérie «est connue de tous», et est basée sur la non-ingérence dans les affaires internes des pays et la défense de la souveraineté des Etats.
Dans ce même contexte, Ali Benflis est revenu sur l’annonce faite par l’eurodéputé français, Raphaël Glucksmann, lors d’un débat au parlement européen «sur la situation en Algérie suivie d’une résolution», en condamnant cette tentative d’ingérence dans nos affaires intérieures appelant les Algériens à se dresser comme un seul homme pour défendre le pays. «Notre diplomatie a pour fondement, la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats par conséquent nous interdisons aux autres de s’ingérer dans nos affaires. Le renforcement du front intérieur préserva notre pays de toutes tentatives d’ingérences», a-t-il fait savoir non sans ajouter que la diplomatie est prioritaire dans son programme d’urgence nationale, indiquant, au passage, que si le peuple algérien lui accordait sa confiance, le ministre des Affaires étrangères répondra, dans une certaine mesure, aux questions des parlementaires. Benflis a, par ailleurs, promis, s’il était élu, l’instauration d’un conseil de sécurité nationale avant de mettre en évidence le fait que la présence de l’Algérie sur la scène internationale doit se faire remarquer. «Nous présenterons nos services au peuple libyen frère pour le retour de l’unité et de la stabilité dans leur pays. Notre politique étrangère, je la veux, tournée vers l’Afrique subsaharienne et le Sahel qui souffrent du phénomène du terrorisme», a-t-il précisé.
Sur un autre registre, Benflis a abordé la question du pouvoir d’achat déclarant que «le SNMG à 18.000 DA est inacceptable», par conséquent, en cas d’élection, il a promis d’étudier ce dossier pour améliorer le niveau de vie des Algériens.
« Je ne suis pas là pour faire un concours de populisme, mais pour émettre des propositions concrètes pour faire sortir le pays de cette situation. »
Il a également annoncé un nouveau découpage administratif pour, dit-il, casser la bureaucratie et rapprocher le citoyen de son administration. «La décentralisation et la déconcentration sont nécessaires pour le règlement des problèmes du quotidien», a-t-il expliqué non sans assurer qu’il n’est pas venu pour un poste et ou pour des bénéfices quelconques mais pour l’Algérie et ses intérêts exclusifs.
«Je ne suis pas là pour faire un concours de populisme mais pour émettre des propositions concrètes pour faire sortir le pays de cette situation», a-t-il lancé avant d’affirmer que s’il était élu en décembre prochain, il conduira la gestion des affaires de l’Etat avec transparence car, précise-t-il, «c’est le serment que j’ai fait devant Allah et le peuple algérien».
L’orateur a, d’autre part, exprimé sa volonté de réduire le train de vie de l’Etat pour redistribuer cet économie au profit des franges les plus défavorisés de la population. Il a également mis à profit cette opportunité pour s’adresser, à nouveau, à la jeunesse en affirmant son intention, s’il était élu, de mettre en place un climat des affaires favorables à la création de richesses et d’emplois pour combattre le chômage qui touche, affirme-t-il, avant tout cette partie de la population. A la fin de son discours, Ali Benflis a rendu un vibrant hommage à l’attention de l’ANP, digne héritière de l’ALN, de son haut commandement et de l’ensemble des corps de sécurité qui défendent l’Algérie contre l’ensemble des dangers qui la guettent. Par la suite, le candidat s’est rendu à Bordj Bou-Arréridj pour son second meeting de la journée.
Au niveau du palais de la culture de la ville, Ali Benflis a indiqué que «la bonne gouvernance est la valeur qui renforce par essence le front intérieur empêchant, par conséquent, toute ingérence étrangère», a-t-il mis en exergue avant d’affirmer, sur une autre thématique, qu’il faut aller vers une planification des projets en prenant en compte les spécificités de chaque wilaya. Evoquant la vocation industrielle de Bordj Bou-Arréridj, il soulignera qu’il escompte augmenter substantiellement le potentiel productif de cette wilaya, connue pour être un grand pôle des industries électroniques et un carrefour économique important dans la région des hauts plateaux.
Evoquant par ailleurs, la question du logement, il dira dans ce contexte, qu’«on doit arrêter de construire anarchiquement, on ne peut pas construire un bâtiment de 8 étages à Djelfa, Tiaret ou M’sila par exemple. Ces régions sont dotées de grands espaces donc il faut en faire bénéficier les habitants avec des constructions plus adaptées», a-t-il soutenu avant d’affirmer que la priorité est d’aller au plus vite vers l’élection présidentielle. «Notre pays doit avoir au plus vite une tête à son sommet sinon le pire peut survenir. L’élection présidentielle du 12 décembre prochain est la voie la plus sûre pour faire sortir le pays de la crise», a-t-il vivement insisté, sous les applaudissements de ses militants et sympathisants.
S. K.
Auteur: elmoudjahid
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