L’écrivain Ali Douâji (1909-1949) peut être considéré comme l’un des fondateurs majeurs de la nouvelle tunisienne, dans son art littéraire accompli. Parolier, esprit libre et bohème, ayant vécu la difficulté matérielle, lié au groupe «Sous la muraille», il se distingue dès l’entre-deux-guerres par son anti-conformisme et son ironie irrésistible, joignant critique sociale et regard attendri.(1)
Il y avait dans le quartier où je suis né, un vieux vendeur d’eau qui s’appelait l’oncle Bâkhir. C’était un homme bon, pieux et nous ne lui avons point trouvé de faille, sauf qu’il était marginal en tout. Peut-être l’aimions-nous, nous les enfants du …
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