Le verdict de l’affaire mettant en cause Ali Haddad accusé de faux et usage de faux et fausse déclaration a été mis en délibéré et sera rendu le 17 juin prochain. Le patron de l’ETRHB, qui a comparu en compagnie du directeur du service des titres et des documents sécurisés au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Ahcène B., devant le tribunal correctionnel de Bir Mourad Rais risque quant à lui une peine de 18 mois de prison ferme, assortie d’une amende de 100.000 DA, soit la peine qu’a requise le procureur de la République.
L’ex-patron du FCE est poursuivi pour la possession de deux passeports et d’une somme en devises alors qu’il tentait de fuir le territoire national via le poste frontalier d’Oum Tboul, c’est du moins ce que mentionne l’acte d’accusation. Mais Haddad nie catégoriquement avoir tenté de fuir en Tunisie et assure qu’il comptait partir en vacances.
En revanche, il ne se dérobe pas devant le tribunal sur la question du second passeport. «Oui, je l’avoue. J’ai possédé deux passeports. Je l’ai demandé à Sellal qui était Premier ministre à l’époque et j’ai pu l’obtenir sans déposer le moindre dossier», a-t-il concédé. De son côté, le second prévenu a indiqué avoir délivré le passeport à Haddad suite à des directives venues d’en haut, plus précisément du SG du ministère. Ahcène B. précisera au passage qu’il n’avait jamais rencontre l’homme d’affaires.
Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont plaidé non coupables, la relaxe donc, et estimé que dans cette affaire, Ali Haddad est plutôt une «victime». «Les preuves de la falsification du passeport sont inexistantes. S’il a demandé un deuxième passeport, c’est pour des raisons professionnelles, pour servir l’économie de son pays, pas pour des intérêts personnels. Il a obtenu son deuxième passeport d’une façon légale», ont clamé les robes noires qui ont demandé la restitution des 4.500 euros été confisqués à leur client lors de son arrestation.
Les avocats ont rappelé que l’ancien chef du FCE n’est pas un délinquant mais une personnalité «internationale», qui emploie plus de 10.000 travailleurs.
Seront-ils entendus ? On le saura dans deux semaines.
S. A. M.
Auteur: elmoudjahid
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