Le double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures constitue une halte incontournable pour évaluer le chemin parcouru dans le développement socioéconomique et culturel depuis la période postindépendance à travers les acquis accomplis dans tous les domaines et les projections de croissance dans l’avenir. La wilaya d’Annaba, qui reste un des fiefs de l’UGTA grâce à l’existence d’un tissu industriel dense avec le complexe Sider El Hadjar et celui de Fertial, ex-Asmidal, a célébré, hier, cet évènement, dans un contexte qui diffère des précédents, dans la mesure où il annonce une nouvelle stratégie de développement reposant notamment sur la diversification de l’économie rendue nécessaire à cause de la chute des prix des hydrocarbures. Il s’agit là d’un véritable défi qui attend les travailleurs, appelés à apporter leur contribution à cet objectif dans la perspective de permettre au pays d’avoir d’autres revenus que ceux des hydrocarbures.
Les travailleurs, de l’UGTA, créée le 24 février 1956, alors que la guerre de Libération avait commencé le 1er novembre 1954, sont conscients aujourd’hui que la sauvegarde et la valorisation de l’outil de production, dépendent des efforts qu’ils doivent déployer pour défendre d’abord leur pouvoir d’achat et réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. L’UGTA, forte de 570 sections syndicales, dont 29 à Sider El Hadjar, continue d’être une force de proposition comme par le passé, contribuant ainsi à la dynamisation du développement, à travers la recherche de solutions adéquates.  Outre le recueillement à la mémoire des Chouhada au monument des martyrs, en présence des autorités locales, ce double anniversaire a été également une occasion pour honorer les anciens syndicalistes au nouveau siège de l’UGTA implanté au collège syndical plage Rizzi-Amor (ex-Chapuis).
B. Guetmi

Auteur: elmoudjahid
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