Les grandes puissances devraient revenir sur la tenue du prochain G20 en Arabie Saoudite si des comptes ne sont pas rendus concernant l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, a dit mardi soir l’experte de l’ONU qui a enquêté sur sa mort. Agnès Callamard, la rapporteure spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, avait affirmé à l’issue de près de 6 mois d’investigations avoir rassemblé suffisamment de “preuves crédibles” pour justifier l’ouverture d’une enquête internationale.

Lors d’une visite à Washington, Mme Callamard a jugé que le prochain sommet du G20, prévu pour novembre 2020 à Ryad, offrait une occasion de faire pression sur l’Arabie Saoudite. “Une prise de responsabilité politique pour M. Khashoggi veut dire qu’il (le sommet) ne se tiendra pas ou qu’il sera déplacé, ou que quelque chose est en train d’être fait pour garantir que le système politique aux États-Unis et dans d’autres pays ne devienne pas complice de ce crime international”, a déclaré Mme Callamard à l’institut Brookings.

L’experte de l’ONU a affirmé qu’il était crucial de reconnaître qu’un État avait mené l’assassinat de Khashoggi, tué puis démembré dans l’enceinte du  consulat saoudien à Istanbul en octobre. Le Saoudien collaborait notamment au  Washington Post et résidait aux États-Unis. “Jusqu’ici les gouvernements occidentaux qui ont adopté des sanctions individualisées et ciblées -ce qui, par ailleurs, est très bien-vendent aussi la théorie (d’agents) +voyous+ en faisant cela”, a-t-elle dit, en référence au fait que Ryad dit que des agents ayant agi de leur propre chef sont responsables du meurtre.

“Il est donc très important d’insister sur ce que nous faisons vis-à-vis de l’État d’Arabie Saoudite, pas (à l’égard) de 15, 17 individus”, a-t-elle ajouté. Elle a aussi appelé à des sanctions pour restreindre l’accès des Saoudiens à la technologie de surveillance, affirmant qu’on ne pouvait faire “confiance” au gouvernement sur cette question.
 

R. I./Agences

Les grandes puissances devraient revenir sur la tenue du prochain G20 en Arabie Saoudite si des comptes ne sont pas rendus concernant l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, a dit mardi soir l’experte de l’ONU qui a enquêté sur sa mort. Agnès Callamard, la rapporteure spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, avait affirmé à l’issue de près de 6 mois d’investigations avoir rassemblé suffisamment de “preuves crédibles” pour justifier l’ouverture d’une enquête internationale.

Lors d’une visite à Washington, Mme Callamard a jugé que le prochain sommet du G20, prévu pour novembre 2020 à Ryad, offrait une occasion de faire pression sur l’Arabie Saoudite. “Une prise de responsabilité politique pour M. Khashoggi veut dire qu’il (le sommet) ne se tiendra pas ou qu’il sera déplacé, ou que quelque chose est en train d’être fait pour garantir que le système politique aux États-Unis et dans d’autres pays ne devienne pas complice de ce crime international”, a déclaré Mme Callamard à l’institut Brookings.

L’experte de l’ONU a affirmé qu’il était crucial de reconnaître qu’un État avait mené l’assassinat de Khashoggi, tué puis démembré dans l’enceinte du  consulat saoudien à Istanbul en octobre. Le Saoudien collaborait notamment au  Washington Post et résidait aux États-Unis. “Jusqu’ici les gouvernements occidentaux qui ont adopté des sanctions individualisées et ciblées -ce qui, par ailleurs, est très bien-vendent aussi la théorie (d’agents) +voyous+ en faisant cela”, a-t-elle dit, en référence au fait que Ryad dit que des agents ayant agi de leur propre chef sont responsables du meurtre.

“Il est donc très important d’insister sur ce que nous faisons vis-à-vis de l’État d’Arabie Saoudite, pas (à l’égard) de 15, 17 individus”, a-t-elle ajouté. Elle a aussi appelé à des sanctions pour restreindre l’accès des Saoudiens à la technologie de surveillance, affirmant qu’on ne pouvait faire “confiance” au gouvernement sur cette question.
 

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