Après l’Espagne, la Turquie et le Portugal, Sonatrach s’attribue d’importantes parts du marché italien en matière de commercialisation de son gaz, suite au renouvellement d’un premier contrat d’achat et de vente de gaz, signé le 16 mai dernier avec le groupe ENI, second du genre à être paraphé hier avec la société italienne Enel.

Les deux contrats s’inscrivent dans un  processus de renouvellement des contrats de commercialisation du gaz  algérien pour  ses  partenaires européens, plus précisément l’Europe du Sud. Le processus est toujours en vigueur et d’autres contrats similaires seront signés dans les prochains jours. «Nous sommes actuellement avec notre clientèle», indique Ahmed Mazighi, chargé de l’activité commercialisation au sein de la Sonatrach et signataire du contrat d’hier avec ENEL, représenté par son directeur commercial, Claudio Machetti.
La cérémonie s’est déroulée au siège de la direction générale de Sonatrach, en présence de son PDG, Rachid Hachichi.
Celui-ci mettra en  exergue le fait que la conclusion de cet accord est «le fruit  des efforts de Sonatrach qui consacre, depuis des années, beaucoup d’énergie et de ressources à la problématique du renouvellement des contrats gaziers à long terme». Avec l’italien Enel, le contrat renouvelé a trait, dans ses principales clauses, à la vente et à l’ achat du gaz, dont l’entrée en vigueur aura lieu dès 2020, pour une durée de huit ans, rallongée de deux autres années à titre optionnel.
Toute au long de cette période, le partenaire italien Enel s’approvisionnera en gaz algérien suivant une moyenne annuelle de 3 milliards de m3. Qualifiée d’historique, la relation entre Sonatrach et Enel remonte au début des années 1990. Elle a beaucoup progressé depuis, selon M. Mazighi qui cite Enel comme étant «un partenaire multimodal». Le PDG de Sonatrach a rappelé, quant à lui, la signature, le 16 mai dernier, d’un nouveau contrat de vente/achat de gaz naturel avec l’autre groupe italien, ENI, étalé sur dix 10 ans, à raison de 9 milliards de m3/an. «Ces deux accords permettent à Sonatrach d’assurer un nouveau replacement de 12 milliards de m3/an de gaz au profit de l’Italie», dit M. Hachichi, qui se félicite du fait que la compagnie nationale des hydrocarbures ait pu consolider sa place de fournisseur fiable de l’Italie, comme  c’est le cas d’ailleurs pour les autres pays de sud de l’Europe, où la commercialisation du gaz est soumise à une rude concurrence.
Dans cette partie du vieux continent, Sonatrach est devenue le fournisseur le plus respectueux de ses engagements en termes de livraison de gaz. Des engagements que le directeur commercial d’Enel  a tenu à saluer. «L’Algérie demeure le principal fournisseur de gaz pour Enel», dit-il, en  remerciant Sonatrach pour  la compréhension dont elle a fait preuve face aux changements survenus dans les marchés gaziers italien et européen.  
En la matière, rappelons que la compagnie nationale des hydrocarbures, et la  société portugaise  Galp ont procédé, récemment à Alger, à la signature d’accords portant sur l’approvisionnement en gaz du marché portugais pour un volume de 2.5 Gm3/an. À travers ces accords, les deux compagnies ont  prolongé d’une dizaine d’années supplémentaires, leur partenariat historique. Sonatrach et Galp sont liées, pour rappel, par un contrat de vente et d’achat de gaz qui date de 1994.
En 2018, la compagnie nationale des hydrocarbures avait également renouvelé ses contrats de vente et achat de gaz avec la société espagnole Naturegy.
     Karim Aoudia

Auteur: elmoudjahid
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