Il représente le tiers de la dépense globale des soins
Améliorer davantage le taux de pénétration des génériques
Le marché de la santé fait bonne recette. Tout le gotha des laboratoires, de l’industrie pharmaceutique, distributeurs et pharmaciens étaient présents à la conférence de la Chambre britannique du commerce. Et pour cause! Le thème est d’actualité brûlante et l’enjeu est de taille: un marché de plus de 2 milliards de DH par an. A elle seule, «la commande annuelle du secteur public est estimée à 1,3 milliard de DH», révèle Mahjoub Ahdi, chef de la division de l’approvisionnement pharmaceutique du ministère de la Santé. Ceci, contre quelque 400 millions de DH il y a une décennie. Et les chiffres sont promis à la hausse à moyen terme.
Comment améliorer le système d’approvisionnement pharmaceutique? Un débat qui concerne l’un des piliers du «Plan santé 2025» élaboré par le ministère de la Santé. Sans oublier que l’accès aux soins est désormais garanti par la loi fondamentale. Et le dernier décret concerne le délai de paiement assorti d’intérêts moratoires.
Il n’empêche que le système actuel se distingue par des lenteurs qui s’avèrent souvent incompatibles avec des produits dont le client final est le patient. «Toute une panoplie de textes existe et fait l’objet d’actualisation permanente», concède Ahdi. Mais ce n’est pas encore la perfection. Pour le moment, les passations de marchés concernent près de 1.600 références, avec une part en constante progression de génériques.
Les médicaments et biens médicaux absorbent le tiers de la dépense globale de santé. Ceci explique pourquoi le médicament est devenu une problématique majeure ces dernières années au Maroc, suscitant parfois des débats houleux touchant les prix, le taux de pénétration du générique, la disponibilité des médicaments dans le secteur public et la rationalisation de leur gestion. La particularité du produit pharmaceutique se justifie par le fait qu’il est destiné à un consommateur en situation de souffrance ou de danger, par conséquent le manque de ce produit en termes de quantité, de qualité et dans les délais, ne pourrait que mettre en jeu la vie du patient. Certes, des efforts ont été déployés dans le cadre de l’approvisionnement en produits pharmaceutiques en termes d’économie (regroupement des achats) et d’assurance qualité (normes et standards européens), mais leur disponibilité au niveau des établissements de santé reste préoccupante. Les malades ne profitent pas pleinement de ces efforts. Ceci, dans un contexte de généralisation du Régime d’assistance médicale.
Le volume annuel des produits pharmaceutiques stockés et distribués avoisine actuellement les 25.000 tonnes. La distance parcourue pour la distribution des produits pharmaceutiques est d’environ 700.000 km annuels. Sans compter la livraison entre les délégations et les établissements de santé.
Auteur: leco_web_admin
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