
Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports œuvre à « développer une éducation moderne, accessible et de qualité », a relevé M. El Karimi dans un entretien accordé à M24, la chaîne télévisée de l’information en continu de la MAP, faisant savoir que « ce choix, en particulier l’aspect relatif à la qualité de l’éducation, est décliné en plusieurs composantes, notamment l’enseignant. Ainsi, les nouvelles conditions de recrutement s’inscrivent dans une rupture avec une approche inutile et constituent, de ce fait, un nouveau jalon dans le processus de réforme du système de l’éducation sur des bases réalistes et efficaces ».
Cette décision, a-t-il poursuivi, « garantit la pérennité de la réforme puisqu’elle contribue à améliorer la formation des élèves et leur offrir les compétences nécessaires pour faciliter l’accès des générations montantes au marché du l’emploi ».
S’agissant de la contribution de la licence en Education dans l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation, M. El Karimi a relevé que « le choix de la filière d’éducation, immédiatement après le baccalauréat, est un indice qui reflète l’aspiration de l’étudiant à exercer cette profession. « C’est un facteur qui confirme la motivation et la passion pour ce métier », a-t-il dit.
Tout en rappelant que « la motivation demeure une condition sine-qua-non du succès dans l’exercice de n’importe quelle profession », il a indiqué que la licence en Education est de nature à soutenir la formation de base à deux niveaux fondamentaux : le niveau de spécialisation, c’est-à-dire la formation à la matière d’enseignement, et le niveau didactique, ainsi que toutes les approches pédagogiques en général et celles liées à la matière en particulier.
Et M. Karimi d’ajouter que « l’ingénierie de formation de base repose sur l’achèvement d’une formation spécialisée dans les Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation. Cela renforce le parcours universitaire et met en pratique les compétences des cadres enseignants, qui sont désormais, appelés à assumer la responsabilité d’une classe pendant une année scolaire sous la supervision de cadres spécialisés ».
Au niveau de la qualité, choisir le métier d’enseignant dès la première année universitaire, bénéficier d’une formation de cinq ans, accompagner la stabilité de l’enseignant et clarifier les perspectives de carrière sont autant d’éléments qui sont à même de hisser la performance en classe, l’unité clé dans le système éducatif, a expliqué M. El Karimi, faisant savoir que ce parcours sera renforcé par la formation continue en tant que choix stratégique pour élever et pérenniser la performance de l’enseignant de manière à suivre le rythme des évolutions dans le domaine pédagogique.
« Pour cette raison, l’accès à la profession à un âge approprié, jusqu’à 30 ans, est une perspective qui permet de mettre en œuvre tous les aspects visant à optimiser ce parcours professionnel, à améliorer la performance dans les classes et à développer des indicateurs de l’éducation et de la formation dans notre pays », a-t-il souligné.
A cet effet, il a rappelé la récente étude réalisée par l’Autorité Nationale d’Evaluation du Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique, qui a relevé qu’un diplôme d’études générales, quel que soit son niveau, n’améliore pas de manière significative la qualité. « Ainsi, il est impératif de développer les filières spécialisées dès le début de la carrière », a-t-il préconisé.
Concernant les aspects relatifs à la sélection, à la mention et au concours, le directeur de l’AREF-MS a indiqué que ce processus a pour objectif de choisir les meilleurs éléments pour exercer une profession, qui constitue le socle du développement économique et de la prospérité du pays, faisant savoir que le « concours est une composante de la sélection, mais il n’est pas suffisant.
Si le concours et la sélection ne sont pas renforcés par une formation universitaire, ils ne peuvent nullement garantir la qualité escomptée, même si les candidats sont sélectionnés par mérite. Il s’agit d’une ingénierie intégrée », a-t-il dit.
Rappelant que de nombreux pays ont adopté ce modèle et ont pu développer leurs systèmes éducatifs, notamment en Asie, M. El Karimi a souligné que « l’objectif à terme est de développer une méthodologie de sélection des cadres enseignants qui confirme leur acquisition des compétences nécessaires ».
Et de conclure que « le Maroc a adopté une approche qui démontre que le métier d’enseignant s’articule autour d’un parcours : éducation-formation-stage-recrutement. Ce parcours vise à recruter des cadres enseignants dotés de compétences spécialisées et d’aptitudes pratiques qui aiguisent leur enthousiasme professionnel et renforcent leur sens de la responsabilité pour la tâche à venir et la capacité à persévérer, abstraction faite des contraintes, afin d’atteindre la qualité et de hisser la performance du système éducatif au Maroc ».
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Auteur: Meriem IGASS
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