L’Association des Oulémas musulmans algériens (AOM) a insisté, samedi dernier, sur le dialogue comme moyen civilisé pour sortir de la crise que traverse le pays, soulignant, au passage «l’importance d’accélérer l’adoption de mesures claires et pratiques à même de réunir les conditions de rétablissement de la confiance».
Dans un communiqué rendu public au terme de la réunion de son bureau national, l’association a proposé «la création d’un organe national indépendant de supervision, d’organisation et de contrôle des élections, et la formation d’un gouvernement d’union nationale composé de différentes compétences avec l’exclusion des symboles de la corruption», en vue «d’ouvrir la voie pour l’élection d’un président de la République dans le cadre de l’impartialité, la transparence et la libre concurrence». Elle a appelé également toutes les parties agissantes de la scène nationale à «faire montre de sens de responsabilité, faire prévaloir l’intérêt suprême du pays et accélérer l’ouverture d’un dialogue inclusif et indépendant qui aboutisse à la mise en place de mécanismes de concrétisation de la phase pré-élection et permettant d’atteindre des résultats acceptés de tous». L’association s’est félicitée, en outre, de «toutes les initiatives nationales appelant à une sortie rapide de la crise», soulignant «sa disponibilité à poursuivre tous les efforts visant le rapprochement des vues et l’adoption d’un programme à même de sortir le pays de la crise actuelle». A ce titre, l’association des Oulémas musulmans algériens a mis, également, l’accent sur l’importance de «s’attacher aux principes partagés par tous les Algériens et qui sont susceptibles de garantir la réalisation d’une solution consensuelle et constitutionnelle de sortie de la crise, dont principalement la déclaration du 1er Novembre et les articles de la Constitution, notamment 7 et 8».
Pour rappel, dans ce même sillage, plusieurs oulémas algériens, dont Tahar Aït Aldjet, avaient récemment proposé une initiative visant à sortir le pays de la crise qu’il traverse. Dans cette initiative, les oulémas avaient appelé le peuple à préserver l’unité nationale tout en apportant leur soutien à l’Armée nationale populaire (ANP) digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN). Ces savants, dont figurent Abderrazak Guessoum, président de l’Association des oulémas algériens, Belhadj Cherifi, membre du conseil, Aâmi Saïd, Saïd Chibane, ancien ministre et Mohamed, Salah Sedik, penseur, se disent représenter toutes les régions du pays et toutes les écoles doctrinaires. Ils avaient, entre autres, proposé la tenue d’une conférence de «dialogue national global, sans aucune exclusion». Cette conférence aura à mettre les repères pour l’avenir du pays et adopter une feuille de route pour une nouvelle politique mettant à l’abri la patrie et le citoyen de l’instabilité politique et des périls économique, social et culturel et protéger le pays de toutes les formes de dépendance et d’allégeance à part celle faite au peuple, avaient-ils détaillé.
Les savants avaient aussi appelé à ouvrir la voie «à une saine compétition» devant les gens honnêtes et braves qui aspirent à diriger l’Algérie en s’engageant à «protéger le pays, défendre ses acquis, développer ses vocations et à mieux exploiter ses ressources». Se disant, à cet égard, prêts à contribuer à toutes les initiatives allant dans le sens du «renforcement des rangs».
Sami Kaïdi

Auteur: elmoudjahid
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