L’assurance crédit, dont le rôle en matière de développement de l’économie est établi, sert à garantir l’assuré contre d’éventuels risques de défaillance du client, pour des raisons d’insolvabilité et de contraintes liées à des facteurs divers. Il s’agit d’une assurance destinée aux entreprises de toutes tailles (TPE, PME et grands comptes) pour garantir les impayés en cas d’aléas de parcours et de difficultés à honorer les engagements contenus dans le contrat.
En Algérie, différents types d’assurance crédit existent, notamment l’assurance-crédit entreprise, l’assurance-crédit agricole, l’assurance-crédit à l’exportation et l’assurance-crédit emprunteur. Comme avantages, l’assurance crédit garantit la sécurité et la gestion des créances de chaque entreprise, qui s’impose comme étant une fonction stratégique. Outre le fait que la souscription d’une police d’assurance crédit export ouvre généralement à l’exportateur les portes du refinancement bancaire, notamment pour les exportateurs, l’assurance crédit couvre surtout les entreprises contre les risques liées aux défauts de paiement. «Globalement, l’assurance-crédit protège contre les risques d’impayés domestiques et internationaux. Elle assure le fournisseur contre le risque d’impayés des biens livrés ou des services fournis à son client. En outre, l’assureur-crédit informe le fournisseur sur la solvabilité de ses clients.
L’assurance-crédit est une assurance qui protège les entreprises contre le risque d’impayés en leur permettant d’être couvertes et indemnisées en cas de non-paiement de leurs créances commerciales, sur leur marché domestique comme à l’export», expliquent des experts du Conseil national des assurances. Toutefois, «l’assurance-crédit est également à la traîne, eu égard à l’importance de la matière assurable et en dépit d’une légère hausse de 0,4% par rapport à la même période de 2017», indique Mourad El-Besseghi, expert financier, dans un entretien paru dans le dernière revue de l’Assurance publiée par le CNA.
Selon l’expert, «cette hausse est observée en particulier dans les sous-banches «Crédit à l’exportation», «Crédit à la consommation» et «Insolvabilité générale», alors que le «Crédit immobilier» accuse une régression en raison de la baisse des crédits bancaires». Devant une telle situation, les compagnies d’assurances «doivent inventer de nouvelles couvertures et soutenir les produits par une communication ciblée». En fait, «la marge de croissance est tellement importante que tout est en faveur d’un développement important, d’autant que le marché est suffisamment bien protégé administrativement», explique-t-il. Toutefois, précise-t-il, «cette protection artificielle et administrative ne saurait durer dans le temps, et les verrous sauteront un jour ou l’autre». Par conséquent, «la meilleure protection se trouve dans la capacité des assureurs à renforcer leur compétitive et à conquérir le marché», affirme l’expert en finances. En fait, le marché de l’assurance crédit ne fonctionne pas comme il le devrait, en Algérie, si l’on excepte l’assurance crédit à l’export assuré par la CAGEX. Et il faut impérativement que les acteurs du secteur soient en mesure de développer toute une stratégie offensive et explorer d’autres formules pour mobiliser les fonds au profit de l’assurance crédit, tel que le préconise l’expert Abderrahmane Benkhalfa, ancien ministre des Finances. Aussi, le développement de l’assurance crédit reste étroitement lié au contexte économique.
D. Akila
Auteur: elmoudjahid
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