Échange villa 5 pièces 1re ligne au Club-des-Pins contre appartement dans quartier calme à Bachdjerrah.
Plus compensation financière !
Vous avez vu comme ils nous ont envahis ?!! Parasols, glacières et mioches sous le bras, ils les ont laissé entrer « chez nous » ! Au Club ! Dans notre résidence. Ils ont cassé la « horma » de notre territoire jusque-là préservé des pas crades de ces gueux en claquettes et bermudas taillés dans du mauvais tissu turc ! Le summum du mauvais goût. Kach Bakhta des quartiers populaires, ya latif ! Ah ! Rappelez-vous comme c’était bien avant le Club ! Nous défilions sur NOTRE plage. Les derniers maillots. Les derniers jeans. Les dernières savates Quiksilver. Qu’allons-nous devenir ? Hier, j’ai dû engueuler un gosse qui, en passant à côté de ma villa, a osé poser ses paluches sales sur la bâche protégeant mon jet-ski Yamaha double-carbu ! L’horreuuuur ! Je suis au bord du burn-out ! En passant quelques coups de fil à droite et à gauche, plutôt à droite qu’à gauche d’ailleurs, j’ai appris que des navettes d’urgence allaient être mises en place. Il paraît qu’il faut vite préparer une ou deux valises, pas plus, avec le strict nécessaire dedans et embarquer pour l’autre rive, avant que ces sauvages ne nous attaquent et ne nous égorgent. Mon Dieu ! J’ai le cœur qui défaille déjà de devoir observer le Club, de loin, du pont d’un bateau, et d’abandonner tout ça ! Et là-bas, où atterrirons-nous, que va-t-on trouver ? Heureusement que Papa avait tout prévu en achetant il y a fort longtemps un pied-à-terre. Au moins, une fois installés, même s’il fait gris dès septembre chez Fafa, nous pourrons toujours siroter l’apéro sur le balcon en évoquant, la larme à l’œil, le bon vieux temps, au Club, hein, « djis » ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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