«Il y a nécessité impérieuse de fournir une information de service public en toute ‘‘transparence” et de respecter “le principe de la déontologie” notamment dans la situation actuelle que traverse le pays», c’est en ces termes qu’a rappelé, hier, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), les chaînes TV, conformément à ses missions et ses prérogatives pour la protection de la liberté de l’activité audiovisuelle posée par la Constitution et renforcée par la législation et la réglementation en vigueur et au regard de la situation actuelle.
Cité par l’APS, l’ARAV rappelle, dans ce contexte, le principe de la déontologie qui lie la profession et les règles posant le droit du citoyen à une information objective et ce, par une transmission des faits et autres événements de façon «neutre», «complète» et «loin» de toute appréciation «tendancieuse». 
Outre avoir rappelé l’impérieuse nécessité de fournir une information de service public en toute transparence, l’Autorité de régulation a, aussi, mis l’accent sur l’impératif, d’éviter de «tendre» vers tout parti pris en faveur d’une quelconque entité «quelle que soit sa nature», et «d’éviter» également de «porter atteinte» aux valeurs et symboles de la République, à la vie privée et à l’honorabilité des personnes. 
Le gendarme du champ audiovisuel en Algérie, a, d’autre part, rappelé, aux institutions audiovisuelles la nécessité, aujourd’hui «plus que jamais» de participer à l’enrichissement de la culture de la citoyenneté pour «renforcer» et «consolider» les sentiments d’appartenance à une seule communauté nationale et à la nécessaire «solidarité» entre toutes ses composantes et ce, pour «éloigner» et «bannir» tout sentiment de violence et/ou de stigmatisation. «Cette attitude développera profondément le dialogue démocratique, l’acceptation des différences et l’avis divergent», souligne la même source. 
L’Autorité, présidée par Zouaoui Benhamadi, a insisté auprès des institutions publiques, des associations politiques et des organisations de la société civile qui sont les principales sources de l’actualité quotidienne de «veiller» à la véracité des informations qu’ils fournissent et d’éviter toute forme de manipulation possible.  L’ARAV s’est dit convaincue que l’ensemble des institutions audiovisuelles saura comment mener et promouvoir cette mission d’information en «adéquation» avec les attentes nationales, surtout en cette période de transition caractérisée, plus que jamais, par la nécessité de préserver l’Etat national et la stabilité du pays.
Pour rappel, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a déclaré récemment que le gouvernement, en vertu des principes démocratiques, demeure «soucieux» de «préserver» la liberté d’expression et d’opinion et appelé les médias à «veiller» à l’intérêt suprême de la nation. Hassane Rabehi a indiqué en outre que son département s’attelle à mettre en place un conseil d’éthique et de déontologie de la corporation et assuré que le gouvernement «respecte» l’ensemble des médias nationaux, privés ou publics.
Prévue par la loi relative à l’activité audiovisuelle de 2014 et installée par le gouvernement en juin 2016, l’ARAV est, pour information, une instance constitutionnelle algérienne indépendante chargée de l’organisation du domaine audiovisuel et de la consolidation de la mission du service public en Algérie. Sa mission est de veiller au libre exercice de l’activité audiovisuelle, à l’impartialité, à l’objectivité, à la transparence et au respect des valeurs et des principes de la société algérienne.
Cette Autorité indépendante assumera ses prérogatives à la fois en tant que garant et gardien de la liberté d’exercice du métier. En matière de contrôle, l’Autorité doit, entre autres, veiller à la conformité aux lois et règlements en vigueur, de tout programme audiovisuel diffusé, quel que soit le support, s’assurer du respect des quotas minimums réservés à la production audiovisuelle nationale et à l’expression en langues nationales.
Sa mission sera appliquée aussi pour protéger les droits des journalistes et des artistes qui travaillent et travailleront dans ce domaine, veiller au respect de la législation et de la réglementation en vigueur et sévir en cas d’atteinte à la mémoire collective, aux référents religieux, à l’identité nationale ou à la cohésion de la société algérienne.
Sami Kaïdi
 

Auteur: elmoudjahid
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