Des situations comme celle que le monde connaît aujourd’hui sont du pain béni pour ceux qui font de la religion un fonds de commerce florissant.
On improvise les réponses que l’on veut à une violence qui surprend quand
elle n’offre aucun écho apaisant.
A ceux, prêts à gober n’importe quelle explication farfelue si elle promet un semblant de lumière, on décrit le mal qui frappe l’humanité comme l’expression d’une sentence divine. Le tout, bien entendu, vendu à coups de paradis et d’enfer avec, en alternance, une grande colère et une immense miséricorde.
Se confiner ne signifie pas que l’on doive rompre tout contact avec le monde extérieur et renoncer à voir comment ce dernier évolue. Quand l’horizon devient flou et que les perspectives se raréfient, on se montre plus disposé à gober la première recommandation venue pour peu qu’elle soit certifiée relevant d’une volonté suprême. Dans un pays où l’on est plus disposé à s’en remettre aux conseils d’autrui qu’à se retrousser les manches, il en va de même pour les décisions à prendre et pour le courage qui fait défaut quand il faut marquer de sérieuses distances avec les assurances religieuses servies par des imams avisés.
Des prédicateurs qui se protègent de la contamination tout en disant l’obligation d’accomplir son devoir envers son Créateur, de respecter les recommandations prêtées à la puissance divine et, surtout, de s’en remettre à sa volonté.
Au début, tout à fait au début, quand on a commencé à plus sérieusement se
préoccuper de l’impact du coronavirus sur le destin d’un pays peu préparé à y
faire face, connaissant le penchant de tout citoyen pour la désobéissance, on
pronostiquait qu’il y en aurait qui refuseraient de se soigner juste pour ne pas
être contraints au confinement ! Du coup, on a averti que l’on serait sans concession à l’égard de ceux qui mettraient la vie des autres en danger juste pour ne pas obéir à des directives qui contrôleraient le droit d’aller et venir librement.
Les peines censées dissuader de s’aventurer dehors aux mauvaises heures n’ont pas eu l’effet escompté.
Les bonimenteurs du web qui cultivent le fatalisme à la perfection y veillent !
M. B.
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