Ce qu’a écrit Maâmar Farah à propos du père Noël est incontestable ! Je confirme, n’en déplaise à ceux qui s’épuisent à travestir l’histoire quand celle-ci s’écrit, aussi, à partir d’exemples tels que celui-là. J’ai habité la rue Larbi-Ben-M’hidi quand j’étais petite. 
A l’entrée du «Bon Marché», dans un piteux état, jusqu’à récemment, se tenait, durant les fêtes de fin d’année, un père Noël qui invitait des passants qui ne se faisaient pas prier à entrer. 
Le sapin était planté face à lui et les vitrines regorgeaient de décorations et de friandises en tous genres dont des chocolats. À Pâques, les œufs et les petits lapins en chocolat décoraient à leur tour les vitrines des grands magasins comme le Monoprix ou les Galeries algériennes. 
Le vin, mais oui, je dis bien le vin, était vendu librement en grandes surfaces. Quant aux fameux Novelty et Milk Bar, ils proposaient aux consommateurs, qui le désiraient, hot-dogs et pizzas au jambon, sans s’intéresser à la religion du client. Sans se soucier de savoir s’ils étaient chrétiens, musulmans, bouddhistes ou athées. J’étais petite, je ne connaissais pas encore Maâmar Farah, mais comme je n’ai pas encore perdu la mémoire et que je me souviens de tout, j’atteste que ce qu’il a dit a bel et bien existé sous le règne de Boumediène. Je me doute bien qu’à mon tour je serai insultée et de façon encore plus grossière que l’aura été mon collègue et ami, mais peu importe. 
L’important, c’est de ne pas participer à la négation de faits dont l’évocation fait convulser ceux qui militent en faveur des pendaisons sur les places publiques et dressent des bûchers à la vérité et aux esprits libres. À celles et ceux qui refusent de rejoindre les rangs conçus pour ceux qui tournent le dos aux rêves ici-bas et attendent de l’au-delà qu’il les en récompense.
 Il y aura toujours ceux qui inspireront les autodafés aux éternels assistés qui leur sont soumis parce qu’ils n’ont pas la volonté de s’en libérer. Parce qu’ils ont renoncé à  s’émanciper de la pensée unique.  De cet unanimisme qui creuse les tombes et enterre à coups de fausses promesses. Celles de gourous qui enseignent l’aversion et nourrissent l’ignorance.   
M. B.

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