Dieu enjoint à Muhammad de prêcher ouvertement l’islam, en commençant par les gens les plus proches de lui. il réunit tous les
descendants de Abd al-Muttalib, par deux fois. Aucun d’entre eux n’est prêt à le suivre. Mais Abû Tâlib, chef du clan, jure de le protéger. Cependant, les musulmans non protégés sont soumis à la torture.
Trois armées passèrent, durant lesquelles le Prophète ne prêcha l’islam qu’à ceux qui venaient vers lui et le lui demandaient ou à ceux de ses proches auxquels il faisait confiance.
Mais un jour le Très-Haut lui enjoignit :
«Avertis tes proches ! »
Lorsque ce verset fut révélé au Prophète et qu’il en pénétra le sens, il comprit que le Tout-Puissant lui ordonnait de prêcher désormais l’islam publiquement, d’appeler ouvertement les siens à renier leurs idoles et à adorer le Dieu Unique. Il craignit que la tâche ne fût au-dessus de ses forces, car elle ne pouvait manquer de provoquer le ressentiment des gens qui lui étaient le plus proches. Alors le Messager de Dieu demeura chez lui durant près d’un mois, sans sortir ni rencontrer aucun de ses compagnons.
Ses tantes s’alarmèrent de sa longue réclusion et, craignant qu’il ne fût tombé malade, allèrent lui rendre visite. Il leur dit :
— Je ne me plains de rien. Mais Dieu m’ordonne de prêcher l’islam à mon clan. Je me prépare à réunir les Banû ‘Abd et al Muttalib pour les appeler à Dieu.
Ses tantes lui dirent :
— Soit, mais n’invite pas ‘Abd al-Uzza.
Quelque temps auparavant, une violente querelle avait éclaté entre deux oncles paternels de Muhammad, Abû Tâlib et ‘Abd al Uzza. Ce dernier s’était assis sur la poitrine de son frère et avait commencé à le frapper au visage. Muhammad, ne pouvant supporter de voir Abû Tâlib ainsi traité, avait pris’Abd al-’Uzza par les épaules et l’avait jeté à terre. ‘Abd al-’Uzza, dont deux des fils avaient épousé deux des filles du Prophète, s’était relevé furieux.
— Nous sommes tous les deux tes oncles paternels. Pourquoi prends-tu le parti d’Abû Tâlib contre moi? Par Dieu, mon cœur te sera à jamais fermé.
Ayant dit ce qu’elles avaient à dire, les tantes du Prophète le quittèrent sur ces mots :
— Nous te donnons notre avis. Mais, certes, nous ne sommes que des femmes.
(A suivre)
Auteur: elmoudjahid
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