Finalement la supercoupe n’a pas été une sommité technique entre deux équipes qui ont choisi de ne pas prendre trop de risques. La prudence à laquelle ont opté les deux équipes n’a pas été pour nous gratifier d’un spectacle de choix et de nous réconcilier avec le beau football. La prudence a été particulièrement excessive du côté sfaxien, au point que les protégés de Faouzi Benzarti n’ont pas réussi à se créer la moindre occasion sérieuse de but. Il n’est pas donc étonnant que ce nouveau clasico entre espérantiste et clubistes sfaxiens s’achève sur une parité blanche qui nous laissa sur notre faim. Mais et en dépit de la qualité juste moyenne du match nous avons enregistré quelques satisfactions dans les deux camps parmi lesquels l’on citera Kouame Banso, Bilal Ben Saha et Fosseny Coulibaly et, à degré moindre, Hamdou El Houni dans le camp espérantiste, Hamza Jlassi , Kingsley Sokari et Mohamed Ben Ali dans le camp opposé. Tous ces joueurs ont été à la hauteur de la confiance de leur entraîneur respectif. Toutefois le palme devait revenir à deux éléments qui ont été au dessus du lot. Il s’agit du gardien Aymen Dahmen, côté sfaxien et Abdelkader Badrane côté espérantiste.
Aymen Dahmen:
Le portier qui empêcha l’EST de sceller le match dès la première demi-heure
Même s’il n’a pas pu arrêter aucun tir au but, le gardien Aymen Dahmen a eu toutefois le mérite d’effacer deux buts tout faits. Le premier à l’entame du match sur une heading à bout portant de Taha Yassine Kenissi et sur lequel il a dû faire preuve d’un remarquable réflexe pour sauver, in extremis, sur la ligne. Le second sur un coup franc précis botté des vingt mètre par Bilel Ben Saha qui l’obligea à se déployer à fond pour repousser une balle que d’aucuns voyaient déjà dans les filets. Parade qui lui coûta d’ailleurs de heurter le montant gauche de sa cage, ayant nécessité d’être secouru, durant deux bonnes minutes, avant de pouvoir reprendre le jeu.
Abdelkader Badrane:
La tour imprenable de l’EST
Dans le camp espérantiste, c’est le défenseur central Abdelkader Badrane qui été à notre humble avis le meilleur joueur espérantiste. Faisant preuve de beaucoup de lucidité et d’assurance il n’a commis pratiquement aucune faute.
Il gagna en effet tous les duels aériens et fut intraitable sur l’homme. Badrane fut en effet une mur infranchissable. Il n’a en effet rien laissé passer. Grâce à ses énergiques et décisives interventions il a fait avorter une bonne partie des velléités sfaxiennes. Finalement si le gardien Moez Ben Cherifia n’a pas été beaucoup sollicité durant tout le match c’est en en grande partie grâce au défenseur algérien qui fut ce jour là au four et au moulin.
Ameur KERKENNI
Auteur: letemps1
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