La fertilité de la population diminue. Le prix à la pompe reste à son niveau élevé malgré une baisse importante du cours du brut. La bourse de Casablanca trébuche alors que le dirham flotte un peu plus avant qu’on le fasse «nager».

Auparavant,
les contraintes du cadre inclusif du BEPS, initié par l’OCDE, veulent porter
atteinte à la souveraineté fiscale du pays en le mettant sous pression et ainsi
diminuer de son attractivité des IDE. 21 000 personnes vivent avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et les femmes
restent les premières victimes du VIH/Sida. 17 000 cas de violence sur les
femmes enregistrés par an auprès de la justice malgré la fête annuelle en
grande pompe de leur journée internationale.

Tout
cela au moment où la sécheresse sévit ; et que l’aléa impacte beaucoup
plus les petits que les grands.

Et
le Covid-19 qui se répand; même si cela se fasse beaucoup plus vite ailleurs
que sous nos latitudes!

Les
mauvaises nouvelles ne sont pas rares ! Elles se dissipent dans l’épais
smog du champ politique national menacé lui-même de désertification rampante.
Digérées par une humeur nationale qui pratique l’autodérision à tout bout de
champ, les résidus de ces navrantes informations s’accumulent pour épaissir les
inégalités sociales dont souffre notre société. Si elles sont l’objet de fake
news de la part de ceux qui veulent noircir le tableau plus qu’il ne
l’est ; l’information est très rarement rétablie dans sa réalité objective
par ceux qui sont censé le faire. Vivement que nos gouvernants communiquent.

Le
contexte est ainsi. D’une part, les avancées démocratiques, aussi zigzagantes
qu’elles sont, ont permis avec l’utilisation des réseaux sociaux l’affirmation
d’une liberté d’expression que personne ne peut négliger. D’autre part, la
médiocrité de notre système éducatif marque beaucoup plus l’exercice de ce
droit constitutionnel reconnu que la volonté de débattre et/ou de mettre en
œuvre des solutions pour s’en sortir.

Ainsi,
le commentateur simple passe en quelques temps à un donneur de leçons, analyste
en géopolitique des éléments de l’Univers Terrien et au-delà. Qu’il s’agisse de
n’importe quel sujet, ce genre de personne a toujours «sa figue à placer» et se
proclame indépendant des organisations politiques qu’il rend responsable de
tous les maux. C’est à la mode et cela lui permet de se promouvoir rédempteur à
moindre frais.

Son approche «Y a qu’à» lui permet de développer une nuisance qui va devenir son commerce. Par la flatterie, il devient un important acteur de la société civile, mobilisateur des couches défavorisées, organisateur de manifestation tribunitiennes revendicatives et se voit potentiellement porté à la place de «Celui qui» ; Iznogoud en quelque sorte. L’approche des échéances électorales anime encore plus ce «lumpenintelligentsia» croyant que l’eligerocratie en place est en rupture totale avec la population.

Au
moment où les régions se donnent les moyens administratifs pour assurer leur
existence en tant que collectivités territoriales, l’absence d’une élite locale
se fait plus que sentir. Notre beau pays a besoin de personnes qui doivent être
parfaitement au fait de la situation des territoires et de leur population,
capables de proposer les éléments d’une politique publique de développement
local, d’assurer sa durabilité et ses retombées bénéfiques sur l’ensemble des
habitants et sur leur environnement. Haro sur les hâbleurs!

Cela relève de l’action publique de l’éducation
nationale et de celles des organisations censées œuvrer à  «l’encadrement et à la formation politique
des citoyens et des citoyennes, ainsi qu’à la promotion de leur participation à
la vie nationale et à la gestion des affaires publiques» comme le souligne la
constitution dans son article 7. La formation au sein des partis politique est «en
crise» depuis longtemps. C’est aussi une bad news!

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Auteur: M’hammed rahal
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