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Les rues presque désertes, les services administratifs fermés, les boulevards quasiment vides, juste quelques boutiques et églises ouvertes au centre ville,telle
est l’atmosphère du chef-lieu du département du Mbam-et-Inoubou.

Les activités sont presque en berne ce jour spécial considéré par la population comme « le jour du Seigneur ». Un tour au centre ville permet de constater ce phénomène. La plupart des boutiques sont fermées ainsi que les différentes agences d’opération de téléphonie mobile. « Le dimanche est généralement un jour de repos. Les gens vont à l’église ou restent en famille », explique Coco X., une habitante de la ville. Cette inactivité ne réjouit pas certaines personnes car elles ne peuvent pas faire leurs transactions ou même se ravitailler au besoin. « Les agences Orange et MTN sont fermées. Nous sommes obligés de faire la queue dans les seuls kiosques ouverts et c’est pénible », déclare un habitant.

Du côté du centre administratif, aucune trace d’une activité fonctionnelle. De la place des fêtes au Palais de justice en passant par la Campost, la place de l’indépendance et la sous-préfecture, tout est fermé ainsi que le seul kiosque de distribution de la presse. Les routes sont presque désertes. On relève quelques rares automobiles qui passent, les piétons aussi.
Les agences de voyages sont également arides en passagers surtout en cette période de crise sanitaire.
Les seules activités qui fonctionnent pleinement le dimanche sont
les hôtels, les restaurants et les bars, même si on compte le nombre de clients sur les bouts de doigts.

La ville du maire Marthe Félicité Zimtchem à Bodio est située à 121 km de Yaoundé, avec ses principaux quartiers que sont : le quartier résidentiel, le quartier administratif, Dimiss, Plateau, Messanssan et Ngomdom. Bafia est le chef-lieu d’un département qui compte 9 arrondissements avec des groupements d’ethnies telles que les Yambassa, les Sanaga, ou encore les Banen. Ces ethnies ont en commun ce carrefour commercial, avec son marché de tubercules et de vivres.

À l’intérieur de la ville, les vestiges de la colonisation sont visibles : les bâtiments administratifs comme les résidences des fonctionnaires sont hérités des Allemands et des Français. Aucune nouvelle bâtisse n’est visible dans la ville, on dirait un fleuron touristique digne d’une visite de musée. Pour preuve, la salle des congrès date de 1920, et la place de l’indépendance qui n’a pas reçu de coup de peinture depuis des lustres, semble difficilement dévoiler son année de naissance : 1960 !

Adrienne Dikwes(Stg)

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Auteur: La rédaction
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