Les communes du nord de la wilaya Tébessa seront alimentées en eau potable à partir du barrage Ouldjet Mellegue de la commune d’El-Ouenza, «avant la fin de l’année en cours», a affirmé, jeudi, le ministre des Ressources en eau, Ali Hamam.
Une population de 139.000 âmes habitant les communes d’El-Ouenza, Laouinet, Boukhedra, Bir El-Dheheb, Morsot et Meridj sera ainsi approvisionnée par le barrage d’Ouldjet Mellegue «avant fin 2019», a assuré M. Hamam. Selon les explications fournies au ministre, le barrage qui emmagasine actuellement 136 millions m3, soit 85% de sa capacité totale estimée à 156 millions m3, permettra de résorber «le grand déficit» en approvisionnement en eau de ces localités qui a été quelque peu réduit, à la faveur du transfert de 30.000 m3/jour du barrage Aïn Eddalia de Souk Ahras. Les travaux de réalisation des canalisations de transfert sur 18 km des eaux du barrage Ouldjet Mellegue affichent un taux d’avancement de 80% et seront terminés «dans les proches délais, avant l’installation de la station de traitement et des deux stations de pompage», ont précisé les responsables du projet. Dans la localité de Boumerzak, dans la commune d’El- Ouenza, qui accueille la station de traitement, le ministre a annoncé la mobilisation de 100 millions DA pour l’installation, dans un délai de quatre mois, d’une nouvelle station de traitement d’une capacité de 30 litres/seconde. Ali Hamam a exhorté les responsables locaux à accélérer les procédures administratives et légales, pour renforcer l’approvisionnement des habitants de la commune d’El-Ouenza à partir de Boumerzak. Le ministre a exprimé son mécontentement quant au rythme jugé lent des travaux de rénovation de l’ancienne station de traitement des eaux qui constituera une station secondaire en cas de panne capable de traiter 30 litres/seconde.
Une «importante» enveloppe financière de 500 millions DA sera octroyée pour la réalisation du projet de transfert d’eau potable de Morsot vers les communes de Tébessa, Laouinet, Boulhaf Eddir et Morsot, a aussi annoncé le ministre. La concrétisation du projet de transfert, financé par le Fonds national de l’eau, permettra l’alimentation de 178.000 personnes en eau potable grâce à un débit de 100 litres/seconde, a précisé le ministre qui avait présidé la cérémonie de pose de la première pierre d’un château d’eau de 5.000 m3 dans la commune de Boulhaf Eddir destiné à approvisionner près de 77.000 habitants en eau potable. Le délai de réalisation de ce projet est fixé à huit mois, a-t-il précisé. Ali Hamam qui a inspecté, à Aïn Zerouk, au chef-lieu de wilaya, la station d’épuration des eaux usées d’une capacité de traitement de 48.000 m3/jour, a annoncé son entrée en activité «avant la fin de l’année en cours» pour servir à l’irrigation agricole. Selon les explications fournies au ministre, les travaux ont été lancés pour relier les canalisations principales d’assainissement des communes de Hammamet et Boulhaf Eddir à cette station, afin de préserver l’environnement et réutiliser l’eau traitée en irrigation agricole. Au barrage Safsaf El-Ousra (Sud de Tébessa) qui emmagasine actuellement 12 millions m3 de sa capacité globale estimée à 20 millions m3, le ministre a fait état de l’octroi d’une enveloppe financière de 100 millions DA, pour l’acquisition d’une nouvelle station de traitement d’eau en vue d’alimenter la population du Sud de la wilaya en eau potable et d’irrigation. Dans une déclaration à la presse, le ministre a indiqué que cette wilaya frontalière a besoin de 2 milliards DA pour résoudre les problèmes d’alimentation en eau potable et de raccordement aux réseaux d’assainissement. Un financement de 700 millions DA a été accordé au cours de cette visite à la wilaya de Tébessa. Le reste sera dégagé au titre des opérations sectorielles de l’exercice 2020, a affirmé M. Hamam. À une question de l’APS sur la protection des villes contre les inondations, le ministre a insisté sur l’importance de l’intensification des actions de terrain et mesures préventives, dont le nettoyage et la rénovation des réseaux et canalisations d’assainissement, ainsi que le curage des lits des oueds et l’élimination des constructions illicites sur les berges des oueds. Ces mesures préventives doivent s’accompagner d’études techniques, pour déterminer les lits des cours d’eau et éviter leur obstruction, ainsi que la prises de mesures de contrôle coercitives nécessaires pour protéger les villes contre les risques d’inondation. Concernant les autorisations de fonçage de puits agricoles, le ministre des Ressources en eau a indiqué que la priorité est accordée pour l’alimentation des citoyens en eau potable à travers l’ensemble des wilayas du pays.
Auteur: elmoudjahid
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