La période estivale débutera, samedi prochain, avec l’ouverture des plages dans une situation sanitaire exceptionnelle due au coronavirus et qui recommande le respect strict des mesures préventives, comme le port du masque, mais surtout la distanciation physique entre les baigneurs. Depuis juin dernier, le littoral, long de 100 km, connaît une forte affluence des estivants. En août, Bejaia est prise d’assaut par des milliers de visiteurs, venus des quatre coins du pays découvrir ses plages mais aussi la beauté de ses merveilleux sites et atouts qui subjuguent les plus curieux. Ainsi, passer ses vacances à Bejaia est le rêve de tout un chacun. La beauté des sites de la ville de Yemma Gouraya fait de cette belle ville le paradis verdoyant des visiteurs, avec une façade ouverte sur la Méditerranée. Bougie, Bejaia, Vegayeth ou capitale des Hammadite sont les noms donnés à cette ville merveilleuse perchée sur le flanc de la colline de Yemma Gouraya avec ses maisons illuminées ressemblant à une poignée de perles luisantes parsemées sur une étoffe de satin. Trois routes nationales permettent d’accéder à Bejaia. La RN12, Bejaia-Alger en traversant la vallée de la Soummam, la RN 9, Bejaia-Sétif via les gorges de Kherrata et les plages du littoral Est et enfin la RN 24, Bejaia-Tizi-Ouzou, via Azzefoun, en longeant la côte Ouest avec les plages de Boulimat, Saket et le grand phare de Cap Sigli.
Une attraction pour un grand nombre de touristes
C’est une wilaya qui s’illumine aux yeux des visiteurs avec un regard saisissant. Certes, tout ce changement radical a fait de Bejaia le pôle d’attraction d’un grand nombre de touristes. Le pèlerinage commencera évidemment, tradition oblige, par ce haut lieu saint de Yemma Gouraya situé à 660 m d’altitude et surplombant toute la ville. Certes, le nombre important de visiteurs et habitants rend la circulation automobile difficile en ville. Mais parcourir la ville à pied est tout aussi idéal.
Le visiteur s’étonne, en effet, en entendant les Bejaouis dire que la ville comporte trois zones. La porte d’entrée, la plaine et la ville. Aujourd’hui, il est impossible de pouvoir scinder cette ville en trois. De Bir Essalem à Gouraya et de l’aéroport à Mezzaïa rien ne sépare Bejaia. De la place du 1er-Novembre (ex-place Gueydon), le visiteur peut avoir une vue panoramique sur le port marchand, admirer les bateaux en rade et toute la jetée. Il y a aussi l’ancien musée Emilie-Aubry transformé en cinémathèque. En descendant vers la rue Si El Haoues (ex-Trézel) qui donne sur l’ancien siège de la mairie, on découvre Bab el Bahr, plus connu sous le nom de la porte Sarazine, et qui a servi jadis de lieu d’accès des bateaux sur le port de Bejaia. Plus loin, se dresse le mausolée sidi Abdelkader, et qui se transforme tous les mercredis en lieu de pèlerinage des familles bejaouies. La route mène aussi vers la Casbah, un endroit qui mérite d’être visité, et voilà qu’on est sur la place de la grande poste, face au théâtre régional de la ville.
Il y a la mer, le soleil et la montagne
Une virée par la place Philippe, puis la mosquée Sidi Souffi qui côtoie Bâb El Fouka (Porte Fouka) et on accède à l’esplanade de Bordj Moussa (Fort Moussa) construit au 16e siècle par Pedro Navarro et qui aujourd’hui abrite le plus vieux musée du pays. De là, les visiteurs peuvent utiliser leurs véhicules pour poursuivre la promenade. En remontant vers le tombeau Sidi Touati, puis la forêt des Oliviers, des Aiguades et le Pic des singes, lieux de rencontre de la mer, du soleil et de la montagne, on découvre une richesse naturelle inestimable qui vous guide droit vers Cap Carbon.
Là, les voitures sont garées et la promenade se fera encore à pied en traversant le tunnel et en longeant un étroit chemin menant jusqu’au cap avec ses 230 m d’altitude. Ce sont des merveilles de dame Nature. Ensuite retour vers la ville et son littoral pour goûter aux plaisirs des plages.
Dans cette ville où un accueil chaleureux est réservé, le visiteur a tout le plaisir d’accéder aux plages de la côte Est avec son sable fin qui s’étale jusqu’à Melbou en passant par Tichy, Aokas et Souk El Tenine, avec toutes les infrastructures hôtelières, restaurants, cafés, places publiques et camps de vacances.
Sur la côte Ouest, les plages de Boulimat et Saket séduisent encore davantage avec leurs galets dorés et la tranquillité des lieux sous l’ombre des pins.
Ainsi, en ce mois d’août, bien que la pandémie de Covid-19 n’a pas connu de stabilité et que des mesures barrières sont strictement mises en place pour stopper sa propagation, les estivants ont déjà goûté au plaisir de la mer, et la joie de vivre se lit sur les visages de ces petits enfants, torse nu, et ces fillettes en maillots unis venus de différents coins du pays.
Voici ce qu’écrit le poète Moufdi Zakaria : «Glorieuse Bejaia, source de beauté, lieu où souffle l’esprit berceau de sa majesté. Bejaia, tout ce que j’ai dit pour te chanter est loin d’être digne de ta beauté. Car ta gloire elle-même est un vaste univers. Les mots pour te décrire ne peuvent satisfaire.»
Mustapha Laouer
Auteur: elmoudjahid
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