La cellule de communication de la wilaya a indiqué qu’une rencontre de concertation a été présidée récemment par le wali en présence des membres de la cellule de crise, du vice-président de l’APW et des responsables des différents services de sécurité pour prendre les mesures nécessaires après avoir constaté une remontée du nombre de personnes touchées par cette pandémie. Le non-respect des mesures barrières s’est aggravé suite à la reprise de certaines activités commerciales, économiques et sociales.
Le professeur Nouasria, chef de service des maladies infectieuses au CHU a annoncé que 56% des cas contaminés sont âgés entre 26 et 55 ans et que les diabétiques sont un groupe à risque soumis à des complications sévères. Dans la rue, rares sont les personnes qui portent des masques de protection, d’autres l’ajustent sur le menton et ne couvrent pas le bouche et le nez. Les chauffeurs et receveur des bus privés ignorent l’obligation du port du masque. Un chauffeur mentionne qu’il fait chaud et qu’il ne peut pas garder la bavette à longueur de journée car il a du mal à respirer.
Dans certains espaces publics et commerciaux, les mesures de distanciation physique ne sont plus respectées et rares sont ceux qui mettent du gel hydro-alcoolique à la disposition des clients en violation de la réglementation. Chaque fin d’après-midi, les terrains de sport de proximité sont pris d’assaut pour disputer des rencontres de football alors que d’autres s’adonnent à des parties de domino en bas des immeubles au-delà de l’heure de confinement fixée à 20h. Certains citoyens se disent outrés par le comportement irresponsable de tous ceux qui ne respectent pas les mesures de prévention. Des baigneurs déferlent chaque jour sur les plages de Tichy, Aokas, Souk El Tenine, Boulimat, Saket et Beni Ksila, ils viennent même des wilayas limitrophes alors que les plages sont interdites.
Les services de sécurité semblent dépassés et les familles se regroupent sans aucun respect de la distanciation physique. Les mères de familles profitent de leurs congés octroyés par l’Etat pour se retrouver avec des enfants en bas âges sur les plages. «Les autorités ne doivent pas se contenter de réunions, elles doivent agir sur le terrain», dit un citoyen à Tichy. Ainsi, l’expression «Vaut mieux prévenir que guérir» ne semble pas faire l’unanimité à Bejaia.
M. Laouer
Auteur: elmoudjahid
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