Auteur : Sofia Djebbari lundi 13 juillet 2026 16:07
L’information est désormais actée : les deux enfants d’Oran ont choisi de quitter la scène internationale ensemble, marquant la fin d’une aventure humaine et sportive qui aura vu les Verts dominer le continent africain. Liés par une amitié indéfectible née sur les terrains de leur enfance, ils ont décidé de fermer ce chapitre, conscients que l’usure du temps et les nouveaux choix de la direction technique rendaient leur continuité impossible.
Bounedjah : L’amertume d’un divorce
Pour Baghdad Bounedjah, ce retrait est l’aboutissement d’un long processus de dégradation des relations avec le sélectionneur Vladimir Petković. Sa mise à l’écart du groupe pour le Mondial 2026 a été le point de rupture. Entre critiques disciplinaires, tensions en coulisses et une gestion humaine jugée brutale, l’attaquant de 34 ans a préféré quitter la sélection par la grande porte plutôt que de subir une fin de parcours forcée dans l’indifférence.
Belaïli : L’usure d’un artiste
Le cas de Youcef Belaïli est celui d’un virtuose dont l’influence s’est lentement effritée. Artisan majeur de la conquête de 2019, Belaïli a vu son impact s’estomper entre blessures à répétition, sanctions et une concurrence accrue. Depuis l’arrivée de Petković, ses apparitions étaient devenues sporadiques. Le Mondial américain a été, pour lui, le constat final d’une trajectoire qui ne s’inscrivait plus dans les plans de la barre technique.
Un héritage à assumer
Leur départ, ajouté à ceux de Mahrez et aux incertitudes pesant sur d’autres cadres, laisse un vide immense. Le futur sélectionneur héritera d’un groupe profondément transformé. La mission est claire : reconstruire une ossature compétitive capable de se qualifier pour les prochaines échéances, tout en gérant cette transition douloureuse vers une nouvelle ère, loin de la magie qui a porté ce duo pendant tant d’années.
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