Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Belkacem Zeghmati, a indiqué hier que le choix d’adopter  une nouvelle Constitution émane de la nécessité de maintenir la cohésion de la nation, l’unité du peuple  et la sauvegarde de la dignité du citoyen.

Le ministre a indiqué, devant les membres de commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’APN, que les dérives graves vécues par le pays étaient dues à l’autocratie, et que ceci impose d’adopter une nouvelle Constitution devenue une nécessité impérieuse dictée par l’impératif de maintenir la cohésion de la nation, l’unité du peuple et la sauvegarde de la dignité du citoyen. Le ministre a souligné que ces objectifs ne peuvent être réalisés qu’en édifiant un État des institutions, pour répondre aux aspirations légitimes du peuple en garantissant la liberté et la sécurité à côté d’une distribution équitable des richesses du pays, tout en bannissant toute forme d’exclusion, de marginalisation et de régionalisme, sans omettre la justice sociale. Le ministre évoqué la nécessité de parvenir à une Constitution consensuelle en trouvant un accord sur les grands principes «qui nous rassemblent à travers cette Constitution». Ces principes seront incarnés par l’édification d’un État de droit et l’instauration de la démocratie participative et de l’alternance au pouvoir. Le ministre a ajouté que le projet de Constitution déterminera le destin du pays et l’avenir des futures générations. Selon le ministre, l’efficience de la Constitution ne saurait être effective sans tenir compte du vécu social, économique et culturel du peuple, tout en tenant compte de sa composante humaine, étant donné que les jeunes représentent 75% de la population, dont la plupart sont des universitaires. Selon le ministre, «la Constitution que nous tentons de mettre en place doit tenir compte du fait que la jeunesse est un élément de l’équation», ce qui nécessité de mener une réflexion sur les voies menant à impliquer cette frange de la population dans la vie politique. Zeghmati considère que la jeunesse ne peut adhérer à un projet politique sans être convaincue de sa sincérité, de sa transparence et de la justesse de ses objectifs, ainsi que la disponibilité d’une réelle volonté de changement radical du système politique et en s’éloignant des pratiques du passé. Ce qui ne saurait être effectif  sans la lutte contre la corruption ayant la mainmise sur la politique, à travers la réédification des institutions de l’État sur des bases solides, tout en évitant d’hypothéquer la volonté du peuple. Le ministre a insisté sur des élections honnêtes, étant donné que l’idée maîtresse de la Constitution en est que le peuple est la source du pouvoir et dont émane la souveraineté. Le ministre a répondu aux préoccupations des membres de la commission, en soulignant qu’une erreur a été décelée dans l’avant-projet de mouture de la révision de la Constitution, à propos de la fonction du Premier ministre et du chef du gouvernement, et que la version en arabe a corrigé cette erreur. Un député a fait remarquer que toutes les Constitutions de l’Algérie étaient des Constitutions de crise, et le ministre a noté que le projet actuel aspire à éviter ce genre de situations.
A. M.

Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.