Etre admis dans un hôpital public est toujours vécu comme un cauchemar pour les malades qui redoutent les conditions désastreuses d’hospitalisation ! A l’angoisse d’être confronté à une prise en charge médicale défaillante, s’ajoute celle du manque d’hygiène flagrant, le plus souvent courant dans la majorité des structures hospitalière du pays ! C’est tout simplement la réalité amère à laquelle sont confrontées depuis des années les patients. En effet, la mauvaise prise en charge des malades au niveau des hôpitaux publics a toujours été décriée par le citoyen. Les différents ministres qui se sont succédé à la tête du ministère de la Santé ont, à chaque fois, évoqué la priorité d’améliorer les conditions d’accueil, de prestations, d’hospitalisation et d’accès aux soins des malades, mais sans y parvenir réellement ! A l’évidence, dans notre pays le mot hôpital ne signifie plus guérir, se soigner ou se rétablir de sa maladie. Désormais, hôpital renvoie directement à cette angoisse existentielle que provoque en chaque être humain, la peur de la mort. L’hôpital est devenu ces derniers temps, et ce n’est guère un euphémisme, un immense studio où l’on tourne les films d’horreurs les plus bouleversants. Sauf que dans ce cas de figure, les faits sont malheureusement réels et les scénarios originaux s’inspirent des mésaventures quotidiennes de nos concitoyens. Dire que l’image avait inquiété puis choqué mais on finit par s’y habituer parce que dans nos hôpitaux, le pire est toujours à venir. C’est déjà ça de trouver un coin de salle où «se parquer». C’est même mieux que d’attendre la mort à la maison ! De son côté le ministère de la Santé s’attelle toujours à améliorer davantage la qualité des soins et autres prestations fournies dans les établissements hospitaliers, souhaitant que le malade algérien soit accueilli dans des structures sanitaires répondant aux standards internationaux requis dans les pays les plus développés. Aujourd’hui, l’urgence n’est pas seulement de revoir la gestion de nos hôpitaux. L’urgence est depuis longtemps de créer un nouveau système de santé. Lequel, épaulé et guidé dans son redressement, pourrait enfin nouer, à terme, des relations telles, avec le citoyen, que ce dernier n’aurait, justement, plus rien à en redouter.
Auteur: Amina L.
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