
Malgré la vaste campagne publique nationale visant à convaincre les électeurs d’aller aux urnes pour choisir un nouveau président de la République le 12 décembre prochain et par là surseoir au mouvement citoyen enclenché le 22 février, les hirakistes de Biskra sont sortis, cet après-midi, pour le 39e vendredi de suite afin de réitérer leur demande d un changement radical du régime politique et exprimer leur refus de participer à des élections présidentielles « entérinées et organisées par ceux-là même qui ont menée le pays à la banqueroute dans tous les domaines. », selon eux.
Réunis comme de coutume sur la Place de la Liberté, les nombreux participants à cette nouvelle journée de mobilisation populaire contre le système oligarchique mis en place depuis 20 ans, ont, par ailleurs, exprimé leur soutien « indéfectible et eternel » au peuple palestinien, a-t-on constaté.
En signe de compassion et de solidarité « Avec la Palestine martyrisée et les habitants de Gaza », plusieurs personnes se sont relayées un haut-parleur pour fustiger, à coups d’invectives et une bordée de diatribes virulentes l’entité sioniste et Israël « persistant dans ces actions de guerre contre un peuple désarmé.», a clamé un Chikh sous les offices duquel un groupe de manifestants a procédé à « Salat Gayb » avant que la longue procession de gens de toutes les obédiences politiques et appartenances socioéconomiques s’ébranle vers l’Avenue Zaàtcha et la Trémie en une flamboyante marche pacifique, il est vrai, moins dense que les semaines précédentes, a-t-on relevé.
Pour ne pas déroger à la règle, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l’agenda de sortie de crise proposé par les autorités nationales, crier leur aspirations à l’instauration d’un État purement civil et ont rejeté « en l’état actuel de la situation », précisent-ils, le processus électoral et les 5 candidats lesquels ont été vilipendés à bout de souffle, notera-t-on.
« Certes, le Hirak est torpillé par les partisans des élections présidentielles ayant à leur disposition de lourds moyens pour parvenir à leurs fins mais il restera vivace même après le 12 décembre. Rien ne peut ébrécher notre volonté de restaurer l’Algérie pour tous les algériens. Pas de vote avec les bandes.», a souligné l’un des manifestants.
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Auteur: Mohand Yahiaoui
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