– Le dispositif sécuritaire, reconduit.
– maintien des 30 minutes supplémentaires pour chaque épreuve.

«Toutes les dispositions ont été prises par le gouvernement pour assurer le bon déroulement et la sécurisation des examens», a assuré le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed. Présidant une conférence de presse sur la tenue des prochains examens scolaires nationaux (session 2019), M. Belabed a fait savoir que  la «préoccupation majeure» du secteur consiste en la garantie d’un climat idéal aussi bien aux candidats qu’au personnel chargé de l’encadrement des épreuves, et ce, par la mobilisation de tous les moyens humains et matériels. «Plusieurs départements ministériels ont travaillé d’arrache-pied et s’attellent à relever le défi d’un baccalauréat sans fraude», a-t-il précisé.
En effet, le ministre a indiqué que ses services ont envisagé tous les scenarii et pris toutes les dispositions nécessaires pour empêcher d’éventuelles fuites ou diffusion des sujets sur les réseaux sociaux. Justement, pour faire face à la diffusion des sujets, le premier responsable du secteur n’a pas écarté l’éventualité de procéder à des coupures d’internet, soulignant à cet effet que la mesure prise au début de chaque épreuve pour une durée d’une heure, afin d’éviter les tentatives de fraude, a donné ses fruits lors des années précédentes. «Cet élément nous est imposé, c’est un cas de force majeure, on n’est pas à l’aise avec le recours à la coupure des réseaux sociaux mais on ne doit pas baisser les bras devant de tels phénomènes», a-t-il argumenté.
 Abdelhakim Belabed s’est engagé, dans ce sillage, à «assurer la crédibilité à ces examens notamment le baccalauréat», soutenant que «celle-ci dépend de l’engagement de tous les intervenants sur tous les plans, de leur mobilisation et du respect des lois».

   « L’aspect éthique doit primer l’aspect sécuritaire » pour réduire les cas de fraude

Il estime, également que «l’aspect éthique doit primer sur l’aspect sécuritaire et doit aussi concerner l’opinion publique et toute la société qui doit s’indigner et dénoncer toutes les formes de fraude, tout en œuvrant à récompenser l’effort». Il a insisté, à cette occasion, sur l’importance de dissuader de recourir à la fraude électronique, «dont les  conséquences sont déplorables (exclusion pour une durée de 5 ans pour les candidats scolarisés et 10 pour les candidats libres), déplorant, en outre, «la complicité de certains centres d’examens dans la diffusion et la distribution des sujets immédiatement après l’ouverture des plis des sujets». 
Le ministre a souligné, dans ce sens, l’impératif de faire la distinction entre la fuite des sujets qu’il a qualifiée de «trahison» et la mauvaise  gestion. Cependant, a-t-il poursuivi, les évènements ayant émaillé, ces dernières  années, les épreuves du baccalauréat, en particulier la publication des sujets «n’ont altéré en rien la crédibilité du baccalauréat, mais ont perturbé nos enfants», rappelant que les autorités compétentes ont enregistré l’année dernière 1.700 cas de fraude au baccalauréat.

Mise en quarantaine du personnel chargé de la préparation des sujets pendant 35 jours 

Par ailleurs, le ministre a mis en avant «la réhabilitation de l’équipement du centre national d’impression des sujets du baccalauréat au niveau de l’Office national des examens et concours (ONEC)».
Il abordera, dans ce sens, la «mise en quarantaine», dès demain, du personnel chargé de la préparation des sujets des examens du baccalauréat, session juin 2019, qui sera regroupé au centre de mise en quarantaine relevant de l’Office national des examens et concours à Kouba. «Une commission composée de 130 cadres, essentiellement d’enseignants, d’inspecteurs et fonctionnaires, sera tenue isolée de tout contact avec l’extérieur, jusqu’à la fin de la dernière épreuve du baccalauréat, programmé entre le 16 et le 20 juin prochain».  Cet isolement, que les professeurs connaissent sous le nom de «mise en quarantaine», et qui durera 35 jours, a pour but d’éviter d’éventuelles fuites ou autres désagréments qui pourraient perturber ces deux examens.
Autre mesure nouvelle annoncée par le ministre, elle concerne les primes versées dans les salaires du personnel chargé de la  correction et l’encadrement des examens, et cela juste après la fin de la tenue de ces épreuves. Il signalera dans cette optique que «la valeur de ces primes sera annoncée ultérieurement».
M. Belabed, a dans ce sillage, salué les efforts déployés par le ministère de la Défense nationale qui a, selon lui, équipé les annexes de l’Office national des examens et concours (Onec) d’appareils de brouillage en vue de lutter contre la fraude lors des examens nationaux de l’année scolaire en cours.
Evoquant les procédures habituelles appliquées lors des examens scolaires, le ministre a rassuré que celles-ci seront reconduites cette année, à l’instar de la demi-heure supplémentaire et des deux sujets au choix pour chaque discipline et chaque filière. 
 Concernant l’heure d’ouverture des centres d’examen du baccalauréat, M. Belabed a fait savoir que les portes seront ouvertes à 7h30 et l’entrée pour tous les candidats se fera à 8h00, soulignant que les retardataires pourront, jusqu’à 8h30, rejoindre les classes d’examen avec la consignation de leurs noms sur des registres de retard. Le ministre a tenu à préciser  qu’«aucun retard ne sera toléré au-delà de 8h30».  
Les mêmes dispositions sont applicables pour les épreuves de l’après-midi qui débuteront à 15h00, a-t-il encore dit expliquant que l’ouverture des portes aura lieu à 14h30, et que tout candidat retardataire verra son nom consigné sur le registre prévu à cet effet. Par ailleurs, le ministre a annoncé que des bus seront mobilisés, au niveau de chaque wilaya, pour assurer le transport des candidats des zones éloignées. 
Il y a lieu de rappeler que le nombre global des candidats des trois examens nationaux s’élève cette année à 2.118.881 candidats, dont 812.655 pour les épreuves de 5e année primaires (48,60% de filles), 631.395 candidats (52,26% de filles) pour les épreuves du Brevet de l’enseignement moyen (BEM) et 674.831 candidats (54,57% de filles) pour les épreuves du baccalauréat.
Sarah A. Benali Cherif
 

Auteur: elmoudjahid
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