Au début de l’année 2020, personne n’aurait pu prévoir que le coronavirus allait plonger l’économie mondiale dans une crise majeure dont elle a encore du mal à s’extirper. Mais, le choc sur les marchés a été relativement vite évacué selon les Places.

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Le Masi a clôturé l’année sur une baisse de 7,3% après avoir perdu jusqu’à 26% en mars. L’indice vedette du marché a déjà récupéré plus de 85% de sa baisse en mars. Les mesures du Comité de Veille Economique et surtout de Bank Al-Maghrib qui a baissé à deux reprises le taux directeur ont fortement influencé la reprise du marché.

«La baisse historique du taux directeur a réduit l’attractivité du marché des taux», note un analyste. La politique monétaire va demeurer accommodante pour un bon moment pour soutenir la reprise économique. Cette orientation va appuyer les arbitrages en faveur du marché actions.

Sachant que les investisseurs n’ont pas beaucoup d’alternatives de repli. Ce qui pousse les investisseurs institutionnels à conserver leurs positions. Au-delà de l’environnement de taux, la résilience des dividendes contribue au rebond du marché.

«Le marché a effectué un effort en matière de distribution de dividendes», estime un broker. Le comportement des entreprises en la matière sera très surveillé en 2021 et donnera des indications sur les mouvements des investisseurs.

«L’augmentation des allocations en faveur du marché actions dépendra des résultats annuels et du rendement du dividende offert par le marché», relève un professionnel de marché. En moyenne, les rendements restent attractifs par rapport aux rendements obligataires, notamment des bons du Trésor à 5 ans.

Après la baisse générale au printemps dernier, certains secteurs comme l’agroalimentaire, les télécommunications ou encore la distribution alimentaire ont retrouvé leur niveau pré-covid en Bourse. Ceci est conforté par les résultats résilients des entreprises. En revanche, le secteur financier accuse encore du retard.

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«C’est l’un des rares secteurs qui se traite encore en dessous de ses niveaux d’avant covid», observe un analyste. La situation économique reste dégradée et les cicatrices ne vont pas se refermer de sitôt. A court terme, le secteur financier serait parmi les plus exposés à une persistance de la crise sanitaire par le canal des créances en souffrance. Le coût du risque a flambé un peu partout dans le secteur.

En revanche, les autorités monétaires restent confiantes sur la capacité des banques à absorber le choc. Si besoin est, la banque centrale pourrait reconduire tout ou partie des mesures de soutien. Cela suppose aussi qu’elle peut poser un veto sur la distribution de dividende. L’on n’en est pas encore là. P

our les analystes, l’un des éléments à surveiller en 2021 concerne l’endettement des entreprises. «Il peut y avoir un risque s’il y a un ralentissement durable de la demande». Des secteurs comme l’immobilier restent très sensibles à une persistance de la crise sanitaire.

F.Fa

 

Auteur: hlafriqi
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