Bras de fer à la FAF : Comment Sadi compte contourner le verrou PetkovićBras de fer à la FAF : Comment Sadi compte contourner le verrou Petković

Auteur : lundi 13 juillet 2026 17:17

La réunion du Bureau fédéral, tenue samedi dernier, a levé le voile sur l’impasse dans laquelle se trouve la FAF. Si, au sortir du Mondial, Petković semblait résigné, son retour en Suisse a changé la donne : il se sent désormais victime d’une campagne de déstabilisation et entend, par défi, aller au bout de son engagement.

Le piège contractuel de 2028

Pour Walid Sadi, la situation est devenue un casse-tête budgétaire. En prolongeant le technicien quelques semaines seulement avant la Coupe du monde, la direction fédérale a considérablement renforcé la position de ce dernier. Sans accord mutuel, la résiliation unilatérale impose à la FAF des indemnités financières que ses caisses peinent à supporter. La clause de rupture anticipée, brandie comme une solution, se heurte au refus catégorique du principal intéressé, transformant ce qui devait être une simple formalité en un conflit juridique prolongé.

La stratégie de la pression

Conscient de l’impasse, Walid Sadi a exposé une feuille de route offensive devant les membres du Bureau fédéral. La stratégie est claire : rendre le quotidien du sélectionneur insoutenable pour l’inciter à jeter l’éponge. Les axes de cette pression sont multiples :

Obligation de résidence : Exiger une présence permanente en Algérie pour le suivi du championnat local.

Renouvellement du staff : Le limogeage imminent de ses adjoints étrangers, dont la compétence est désormais ouvertement remise en question par la FAF.

Encadrement tactique : L’imposition d’un adjoint algérien, avec le profil d’Anthar Yahia, pour « surveiller » le groupe et instaurer une discipline de fer auprès des binationaux.

Vers un compromis par l’adjoint ?

Si cette stratégie de tension échoue, la FAF espère que l’imposition d’un adjoint national fort servira de garde-fou. En intégrant une figure comme Anthar Yahia dans le staff, la Fédération cherche non seulement à calmer la colère populaire, mais aussi à créer une structure duale où le sélectionneur, sous surveillance, serait contraint d’accepter une marge de manœuvre réduite. Une forme de « cohabitation forcée » qui illustre la fragilité de l’autorité de Petković, désormais maintenu sous haute tension.

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